• femme heureuse
    A fond le sport

    Zumba

    Cours de Zumba, ce matin.

    Ça fait longtemps que je n’ai plus fait bouger autant mon corps. Je dois d’abord retrouver mes baskets, mes marques, la coordination, le rythme et le souffle ensuite.

    Disons que tout va bien (plus ou moins) tant que j’arrive à rester centrée sur les pas de la prof.

    Bon,  j’ai un peu l’impression d’avoir des bras en trop, alors on s’en occupera  une autre fois. Mais  pour ce qui est des pieds,  c’est déjà pas trop mal. Jusqu’à ce que…

    Jusqu’à ce qu’elle se décide à nous faire faire un demi-tour !

    J’essaie de la suivre tout en regardant par-dessus mon épaule, et ça, ça ne va carrément pas. Ma tête est déconnectée de mon corps. Ce que je vois derrière, ne fonctionne plus devant,  et c’est la cata !

    Je n’arrive à rien avec la tête vissée à 180°. Il faut que j’aligne ma tête et mes pieds dans la même direction, que je me concentre sur ce qu’elle dit et … faire confiance. Finalement, tant pis si ça ne marche pas du premier coup, mais on reprendra encore et encore.

    L’important, c’est de regarder dans la bonne direction.

    L’important, c’est de faire confiance à Dieu, même si ça ne marche pas du premier coup.

    L’important, c’est d’aligner ton cœur sur celui de Dieu, Lui obéir.

    Ça n’est jamais facile d’essayer de suivre Dieu en regardant en arrière, par-dessus ton épaule, en restant fixé sur le passé, sur ce que tu connais, sur tes souffrances, tes échecs, ton orgueil, ton « toi ».

    Laisse TOUT derrière toi et regarde devant. Fais-Lui confiance. Aligne ton cœur et ton regard. Fixe tes yeux droit dans les yeux de Jésus.

    Suis-Le de tout ton cœur et tes pas suivront!

     

     « Mes yeux sont constamment tournés vers le Seigneur, car c’est lui qui dégage mes pieds pris au filet. » Ps 25 :15

     

    Parce que finalement, quand j’ai tourné ma tête dans le même sens que mes pieds et mon cœur, j’ai vu devant moi, le ciel, les arbres et le soleil.

  • A fond le sport

    Quand j’étais grande

    Eh oui, il fut un temps où j’étais grande !

    J’ai poussé d’un coup, comme un champignon, et me suis développée très tôt, plus tôt que la plupart de mes camarades de classe. Ce qui fait qu’à un moment donné, j’étais grande, la plus grande de ma classe.

    Alors, durant ce court temps de « grandeur », j’ai commencé le volley-ball. On avait monté une équipe et comme j’étais vive, réactive et déterminée, j’y avais ma place.

    C’étaient les débuts de notre team et on n’était pas encore bien organisées au niveau des spécificités de chacune. Tout le monde faisait tout, l’attaque, les passes, la défense, etc…

    Moi, déjà, pour moi, c’était clair, je voulais être comme celles qu’on applaudissait : les attaquantes. Je voulais attaquer, marquer des points et qu’on m’applaudisse !

    Et puis, l’équipe a commencé à se structurer, à devenir plus performante… et moi, je voulais toujours être attaquante.

    Alors, quand on m’a proposé d’être passeuse, ça ne m’a pas plu, mais alors pas plu du tout. On ne la remarque pas la passeuse ! On ne l’applaudit pas, la passeuse ! Elle fait pas envie la passeuse !

    Moi, je veux être comme celles qui brillent et qu’on applaudit!

    Alors, j’ai fait de la résistance. Je ne me suis pas investie dans ce rôle.

    Je n’avais juste pas réalisé deux choses : mes dispositions naturelles et ma taille me prédestinaient à être passeuse car, entre-temps, les autres aussi avaient grandi et moi, j’étais restée bloquée à mes 1m64 !

    Je voulais tant autre chose, autre chose que ce pour quoi j’étais prévue. Je voulais être comme (celles qu’on applaudissait et qui brillaient)…. Avoir la gloire.

    J’avais besoin de valeur, besoin d’être acceptée, besoin d’être aimée et admirée. Mais…

    Je voulais être comme… ce que je n’étais pas !

    Je voulais être comme… quelque chose pour laquelle je n’étais pas équipée !

    Je voulais être comme … quelque chose qui aurait pu m’empêcher d’entrer dans ma destinée.

    C’est à contre-cœur que j’ai quand même fini passeuse.

    Mais je ne suis pas restée longtemps avec le cœur contre, parce qu’assez vite j’ai réalisé que :

    • Une passeuse ça touche une balle sur trois. C’est l’élément central, le pivot d’une équipe. C’est celle qui permet que les autres soient applaudies.
    • Ça n’est pas donné à tout le monde d’être une passeuse.
    • C’est quelqu’un qui n’est pas interchangeable et qui a un poste unique.

    A partir de ce moment-là,  je ne jouais plus pour moi, pour ma petite gloire, mais pour l’équipe. Je me mettais au service de l’autre pour faire gagner l’équipe, et c’était bon.

    Moi qui n’étais pas très partageuse, qui n’avais pas vraiment la notion communautaire, j’ai développé un réel esprit d’équipe. D’individualiste, je suis devenue communautaire, par la force des choses.

    Je faisais partie d’une équipe et quand tu fais partie d’une équipe, tu es cosolidaire et tu te mets au service de l’autre. C’est pas toi qui gagnes, mais c’est toute l’équipe. Et si on perd, c’est toutes ensemble. Nos talents, on les mettait en commun pour gagner.

    Dieu savait exactement ce dont j’avais besoin. Parce qu’avec du recul, je suis convaincue qu’il y avait du Dieu là-dedans. Il avait préparé un chemin juste pour moi, un système d’éducation juste pour moi, quelque chose qui me serait utile toute ma vie.

    Dieu, c’est une équipe qu’il est en train de former, une équipe gagnante. Avec moi, Il a commencé à ce moment-là, 25 ans avant que je le connaisse !

    Si j’avais continué dans mon désir d’être comme…  je n’aurais jamais été sur ce terrain de formation qu’IL avait préparé d’avance pour moi.

    Parce que finalement, c’est dangereux de vouloir être comme… On risque de passer à côté de ce que Dieu a prévu d’avance de bon pour moi et pour toi.

     

    “Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.”

    Ps. 32 :8