• Avec lui

    Parfois… c’est aussi comme ça!

    Je crois que vous savez déjà que je suis un peu « hyperactive ».

    Entre mes cours de ci, mes rencontres de ça, mon ordi, le blog, mes amies, la famille, mon Hervé, etc… eh bien, quand je me pose un peu, je ressens… un gros vide. Trop de calme. Et pourtant, comme tout le monde, j’en ai besoin, mais faut pas que ça dure trop longtemps.

    Vous avez vous aussi des moments comme ça où vous vous demandez : «A quoi je peux bien servir, si je sers encore à quelque chose ? »  Vous savez de ces moments « creux de vague », ou plutôt creux de l’âme où vous réalisez que vous êtes maman, mais plus vraiment parce que les enfants ont grandi et qu’il faut changer la perspective maternelle. Et puis, pas encore grand-maman parce qu’ils sont encore un peu jeunes ou bien qu’il n’y a rien en vue. Et puis, le travail n’apporte rien de nouveau, la routine (j’aime pas la routine !). La vie de couple sur des rails, c’est le train-train habituel… Bref… de ces moments où c’est calme, trop calme et où rien ne semble bouger … (bon… ça vient souvent après des grosses tempêtes, quand même !)

    Je me suis retrouvée comme ça, un été, sur ma chaise longue… toute bête de me retrouver en vacances, l’envie de rien, la tête vide (ça peut m’arriver oui !), les projets en suspens (ben oui… pour eux aussi il y a des vacances !)

    Ben, j’en ai profité pour un petit tête à tête avec Dieu. Un peu de sincérité, de cœur à cœur :

    MOI :

    « Seigneur, tu vois, je suis là, allongée au soleil, alors qu’il y aurait tant à faire pour toi, ton Royaume, tant à donner, à partager… et moi je bronzouille ! Même les voisins sont en vacances !!!

    Est-ce que je sers encore à quelque chose ? Suis-je devenue inutile ? Et puis, oui, honnêtement, je culpabilise un peu de  n’avoir même pas envie de lire ma bible ! »

    LUI :

    « Tu sais quoi ? Eh bien moi aussi je vais m’installer sur une chaise longue, juste à côté de toi. Est-ce qu’on n’est pas bien là, tous les deux?!?

    On n’a pas besoin de se parler tout le temps, on peut juste se tenir côte à côte, toi et moi, et profiter de ce moment de tendresse.

    Avec ton amoureux aussi tu as des temps comme ça où c’est juste bon d’être ensemble, tellement bon que les mots sont inutiles. Alors, laisse-moi être ton amoureux aujourd’hui.

    De toute façon, ça n’est pas tout ce que tu fais qui changera l’amour que j’ai pour toi. Je t’aime quand tu es à l’œuvre, mais si tu ne fais rien … je t’aime aussi !

    Alors permets-toi ces temps de silence, de repos où on savoure juste l’instant présent toi et moi, ensemble… sur une chaise longue ! »

     

    Vous saviez, vous, que Dieu faisait de la chaise longue ?

     

    Jésus leur dit : « Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. » Marc 6 :31

  • Avec lui

    Les deux pieds

     « Pose tes deux pieds dessus ! »

    Mais il n’y a même pas la place pour un pied ! Comment tu veux que j’y mette les deux ?!?

    Je suis là, perplexe, à regarder ce petit bout de métal fiché dans le rocher sur lequel je suis censée mettre mes deux pieds, alors qu’il fait à peine la moitié d’un de mes pieds (et je ne fais que du 37 svp !) Et pour corser un peu la chose (parce que c’était trop simple), y a un petit malin qui a pris le temps de calculer dans quel angle le placer, ce petit truc, pour qu’on ne voie rien de ce qu’il y a derrière et qu’il ait vraiment l’air de se trouver dans le vide. Très drôle !

    Et moi je suis censée y mettre les deux pieds !!!

    Et pourtant je l’ai fait. J’ai osé. J’ai osé la confiance.

    J’y ai mis d’abord un pied, je l’ai poussé, tout craintivement, et j’ai posé l’autre. Heureusement que j’en n’ai pas trois parce que ça tenait, tout juste !

    Et puis, juste au moment où j’ai fait le geste de poser le premier pied : j’ai vu la suite de la voie, j’ai vu où j’allais continuer.

    Comme Pierre quand Jésus lui a demandé de marcher sur l’eau. Il fallait qu’il sorte de la barque et qu’il pose ses deux pieds sur l’eau, sur l’improbable, pour voir le miracle.

    Comme le peuple hébreu lors de sa traversée de la mer rouge. Il a fallu faire un premier pas, mettre un premier pied dans l’eau, dans l’inconnu, pour voir un chemin s’ouvrir.

    Comme la femme à la perte de sang, il a fallu braver la foule, les préjugés, sortir de sa solitude, pour voir une guérison miraculeuse.

    La foi demande toujours un premier pas ou un début de pas.

    Elle demande parfois de se lancer dans l’inconnu, juste sur une parole.

    Elle demande de braver les préjugés, les nôtres et ceux des autres.

    Elle demande du courage, pour sortir de la solitude, pour oser aller là où on n’a jamais été, où cela semble instable, pas comme je le pense, pas comme je l’aurais fait.

    La foi nous demande d’obéir, et pas de  « sentir » ou « ressentir » ; mais juste d’obéir à ce que Dieu dit dans sa Parole, la Bible.

    La  foi nous demande de faire confiance, pas de comprendre.

    Faire confiance à Dieu, c’est l’honorer, parce qu’Il est digne de confiance.

    Faire confiance à Dieu, c’est reconnaître qu’Il est Lui, Dieu, et pas moi.

    Faire confiance à Dieu, c’est accepter qu’Il puisse nous demander de mettre deux pieds là où nous on n’irait même pas.

    Faire confiance à Dieu, c’est sage … et c’est comme ça qu’Il veut qu’on l’aime.

    « Avance en pleine eau, et jette  tes filets pour pêcher. « Luc 5.4