• Coeur à coeur

    Mon Père qui est aux cieux

    Notre Père qui est aux cieux …

    Pfff… c’est justement ça le problème. Moi je suis ici, et Lui Il est aux cieux et ça me le rend lointain, absent, injoignable.

    Un peu comme mon père terrestre.

    Il m’aime, mon père terrestre, ça oui. Mais son langage d’amour n’est pas le mien. Lui c’est travail et moi j’aurais aimé qu’il s’intéresse à moi.

    Oh bien sûr qu’il s’intéresse à moi, à sa façon, par son désir de m’assurer un avenir, que je ne sois pas dans le besoin, que je ne souffre pas des manques dont il a souffert. Dans ce sens, c’est un bon papa.

    Mais la petite fille ne comprend pas. J’aurais voulu qu’il soit là, que cette unique promenade qu’on a fait tous les deux un soir, qu’elle se reproduise encore et encore. J’aurais voulu que de temps en temps, on parle… calmement. J’aurais voulu qu’il soit juste là pour écouter mes envolées émotionnelles de pré-adolescente.

    J’aurais voulu me sentir protégée.

    Mais mon papa, c’est un bon papa … travail !

    Comme   le « notre Père … est aux cieux », mon papa est … au travail.

    J’ai un Père mais il n’est pas près de moi…

    Difficile pour moi de comprendre Dieu comme un Père, un Père proche, aimant, et surtout protecteur.

    Mais un jour, j’ai compris une chose, toute petite et tellement immense. Un petit détail qui change tout : les cieux se sont abaissés jusqu’à toucher la terre, jusqu’à la féconder et s’y installer, à cause de moi.

    Un jour Dieu, celui-là même du « Notre Père » est descendu de son Ciel pour y déposer son Fils unique, pour moi.

    Un jour, ce Père que je croyais tout là-haut, absent, indifférent… eh bien, un jour ce Père-là est venu jusqu’ici-bas pour me prouver qu’Il m’aime, moi.

    Le dire c’est facile, ça tout le monde et n’importe qui peut le faire mais Lui, mon Père, Il a fait plus, pour moi. Comme je ne peux pas, humainement parlant, toucher les cieux… eh bien, Il a abaissé les cieux et les a mis à ma portée à travers son Fils, Jésus. Il m’a offert un frère pour que je puisse avoir le même Père.

    Cette folle réalité je l’ai acceptée, dans ma tête d’abord. J’ai mis un pied dans son Ciel pour m’approcher de Lui et mon cœur en a été aspiré.

    Mon Père qui est au cieux … je l’appelle « Papa ». Mon papa est un papa présent, attentionné, protecteur.

    IL EST IMMENSE!

    notre père qui est aux cieux

    Alors toi, réfléchis bien avant de t’attaquer à moi… parce que mon père c’est pas n’importe qui ! 

    Mon Père c’est un lion … mais pas n’importe quel lion.

    MON PERE, C’EST LE LION DE JUDA!!!


    Et toi, connais-tu ton Père ? 

  • Coeur à coeur

    Ca change tout!

    Je t’avais déjà parlé du p’tit bois qu’il y a derrière chez moi.

    Eh bien, j’y ai repris mes promenades parce que … parce qu’il fait beau, que l’été indien s’y prolonge, que c’est la plus belle forêt du monde (c’est mon voisin qui le dit !).

    Je l’aime bien mon p’tit bois. Il s’y passe plein de choses que mon œil voit et … que mon cœur voit.

    Comme ce matin où mes jambes encore un peu engourdies m’ont emmenée là où, en principe, je fais demi-tour (ben oui… il faut bien rentrer à un moment donné !). C’est là que les bûcherons stockent les arbres abattus, en attendant leur transfert vers un nouvel avenir.

    La fin de la montée pour moi, la fin de la gloire pour eux.

    Si j’en crois leur taille, c’étaient des rois ! Des rois en trop grand nombre, abattus, dépouillés, entassés.

    L’endroit n’a rien de romantique et leurs dépouilles rien d’intéressant. Rien qui n’attire mon regard sur eux si ce n’est de m’inquiéter que des renards, sangliers ou autres petites (ou moins petites) bêtes de la forêt s’y cachent. Je ne m’y attarde jamais.

    Rois de la forêt déchus, ils ne vont réjouir que les débiteurs de bois. Vies brisées, ils attendent un avenir qui ne leur appartient plus.

    Mais ce matin, ce matin le soleil se lève, juste là, quand je me retourne pour redescendre.

    Le soleil les éclaire, en plein. Ce matin, mon regard est attiré par eux.  Je ne vois qu’eux. Comme s’ils existaient tout à nouveau.

    La lumière les éclaire… et ça change tout.

    Je vois enfin leur majesté. Je vois ce qu’ils étaient… et leur avenir. Ils sont beaux !

    Ce matin ce qui leur donne toute leur valeur, c’est l’éclairage du soleil sur eux.

    Ce matin, tu avais la tête baissée, lourde et chargée. De quoi ? tu n’en sais trop  rien … ou peut-être que si, tu le sais trop bien.

    Ce matin, ce matin, comme eux, tu es fatiguée, abattue, découragée.

    Ce matin tous tes « pourquoi » sont sans réponse.Trop de « pourquoi ».

    Mais ce matin encore Sa lumière se lève. Ce matin encore, Il est là. Ce matin encore Il t’éclaire… et ça change tout !

    « Ma grâce te suffit ! » « Mon amour te suffit ! »

    Ce matin encore, malgré ton blues, tes doutes, tes peines, tes impossibilités… Dieu se lève sur toi.

    Et ça change tout !

    Ce matin ce qui te donne toute ta valeur, c’est l’éclairage de Dieu sur toi !


    « Lève-toi, brille, car ta lumière arrive et la gloirede l’Éternel se lève sur toi. » Esaïe 60 :1

  • Coeur à coeur

    Un doux parfum

    Ah voilà, l’automne est de retour avec ses couleurs, ses matinées fraîches et mes envies de cocooning.

    Eh oui, j’aime bien ces temps où les journées se raccourcissent. On profite bien de ce qu’il fait encore bon et puis on se remise devant une bonne tasse de thé et une tarte aux pommes.

    Ma maison prend petit à petit des allures d’hiver avec plus de coussins, plus de velours, de tissus doux et chauds. Et puis, j’aime bien les bougies, alors j’en mets partout. Quand j’ai fini de les installer, ça me prend encore du temps à toutes les allumer. Mais c’est tellement doux !

    Et puis, certaines sont parfumées, alors j’installe une odeur de cannelle, de sapin, de vanille, de cèdre, etc. suivant l’humeur du jour.

    J’aime créer une ambiance dans mon chez-moi.

    Dans mon cœur aussi je dois prendre garde à installer une ambiance, une ambiance de calme, de douceur, de sérénité qui soit comme un parfum de bonne odeur pour mon prochain (qui est souvent celui que je côtoie le plus).

    A quoi me servirait d’habiller ma maison de doux coussins et de chauds tissus si je distille la colère, la rancœur, l’amertume à tous ceux qui y vivent.

    A quoi me serviraient les bougies parfumées si ma maison sent les divisions, les disputes, les reproches, les incompréhensions, si ma langue est affûtée, acérée, revendicative…

    « Dieu vous a choisis, il veut que vous soyez à lui et il vous aime. Donc, faites-vous un cœur plein de tendresse et de pitié, un cœur simple, doux, patient. » Col 3 :12

    Ah, c’est sûr que ça ne va pas tout seul !!!

    C’est plus facile à une bougie de brûler qu’à nous de se faire un cœur PLEIN de tendresse et d’amour, qu’à nous d’avoir un cœur simple et patient, doux en tout temps.

    Ça demande de ne pas toujours donner son opinion, aussi bonne qu’on croit qu’elle soit.

    Ça demande de tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de répondre.

    Ça demande de réfléchir, vite si possible, pour me demander si ma réponse peut blesser l’autre.

    Ça demande de renoncer à vouloir avoir toujours raison… même si j’ai raison. Je le sais et ça suffit.

    Ça demande de penser à l’autre avant soi-même, peut-être qu’il n’a pas encore saisi ce que j’ai bien compris.

    Ça demande beaucoup de poings dans la poche et de mots retenus.

    Ça demande de la prière… tout le temps.

    Parce que finalement, c’est un peu nous qui choisissons dans quelle ambiance on veut vivre : dans la douceur et la paix ou … dans les luttes et les revendications ?

     

    « La première et la plus importante qualité des femmes est la douceur. Le ciel ne les fit point insinuantes et persuasives pour devenir acariâtres ; il ne les fit point faibles pour être impérieuses ; il ne leur donna point une voix si douce pour dire des injures ; il ne leur fit point des traits si délicats, pour les défigurer par la colère.» Citation de Jean-Jacques Rousseau

     

    «La douceur supporte les défauts et les mauvais procédés du prochain pour l’attirer, par ces égards, à la connaissance et à l’amour de Dieu. »
    Citation de Saint Vincent de Paul ; Les maximes spirituelles (posthume, 1576)

     

  • Coeur à coeur

    Une force?

    C’est ma marraine, la sœur de mon père, qui trouvait que j’étais douce. C’est sûr que dans la famille c’était pas la qualité dominante.

    « Milvia, elle n’est pas comme nous, elle est douce ! » qu’elle disait.

    Mais moi je voulais pas être douce !!!

    Pour moi, douceur = faiblesse de caractère ; douceur = je me laisse marcher dessus ; douceur = manque de personnalité, douceur = lenteur !

    Et je ne voulais pas de tout ça ! Je voulais être forte, déterminée, m’affirmer… pas douce !!!

    Mais tu sais quoi ? J’avais pas tout compris. Et parfois tes idées forgées dans la petite enfance, elles se mêlent tellement à toi que tu te poses plus de questions. Jusqu’au jour où…

    Tu prends conscience que ça pourrait être … autrement.

    Ah oui ?!?

    La douceur, la vraie, c’est pas celle qu’on essaie d’avoir avec des paroles mielleuses, des gestes lents, des regards sucrés. Non, la vraie douceur, c’est celle qui vient du cœur, d’un cœur qui a su se laisser briser et qui s’est humilié devant Dieu.

    C’est pas une attitude, c’est un état, une ambiance, le fruit d’une évolution en profondeur qui transparaît dans le regard, dans la voix, dans les paroles, les actes. Un doux fruit de l’Esprit.

    La douceur c’est le respect de l’autre, de ses avis différents, de ses désirs différents, de sa façon d’être différente, plus lente ou plus rapide.

    La douceur c’est le cœur de Jésus dans le mien, un cœur doux et humble, un cœur qui ne s’enfle pas d’orgueil, un cœur aimant, un cœur donnant, un cœur qui ne se rebelle pas mais qui voit plus loin, au-delà de son « moi ». Un cœur qui s’est donné pour se multiplier.

    La douceur est cette qualité remarquable qui allie charme et force.

    Une force, c’est ça !

    C’est la force d’un esprit paisible et tranquille réconcilié avec son Dieu.

    C’est la force d’un cœur de chair qui a su dompter le cœur de pierre.

    Oh, quelle puissance dans la douceur lorsqu’elle est mêlée à une conviction inébranlable !

    Jésus était “doux et humble de cœur” (Matthieu 11.29), mais quelle autorité, quelle fermeté et quelle intransigeance avec le péché !

    La douceur dégage une puissance extraordinaire, jusqu’à briser des os !

     

    « Par la lenteur à la colère on fléchit un prince, et une langue douce peut briser des os. » C’est ce que le sage roi Salomon nous dit dans  Proverbes 25.15

     

    La véritable puissance n’est pas dans l’emportement, ni dans la dureté ou la méchanceté, mais bien plutôt dans la bonté et la douceur.

    Et là, il faut le reconnaître, mes amies, ça ne ressemble pas à de la faiblesse ça !

    Mais plutôt à une force cachée !!!

     

    « La vraie douceur combine la fermeté de l’esprit et la tendresse du cœur ; elle évite la complaisance aussi bien que la violence et l’amertume du cœur dur.»  (*Martin Luther King Jr.)

     

    « Celui qui est doux a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et l’apparence de la faiblesse. »  (Victor Hugo)

     

    *Martin Luther King, pasteur baptiste afro-américain, a contribué à un véritable changement de mentalité grâce à sa non-violence. Sa douceur et son assurance lui valurent de faire reculer la ségrégation aux Etats-Unis.