Avec lui

Un besoin essentiel

On déconfine !

Enfin, on essaie de commencer à… parce que pour ce qui est des cafés, manifestations, restos, clubs de toutes sortes, bref, tout ce qui nourrit notre relationnel, notre besoin de l’autre… eh ben, rien, niente, nada ! C’est pas encore pour maintenant !

Mais, tu sais quoi ? Je ne sais pas te dire si je m’en réjouis ou pas de ce déconfinement… parce que finalement, il ne m’a pas manqué grand-chose.

J’ai réalisé que mes journées étaient un peu encombrées de superflu, de trajets inutiles, de commissions mal groupées, de besoins soudains, pressants et inutiles…

J’ai réalisé que ma vie pouvait être moins urgente, moins chargée, plus légère…

Mais j’ai surtout pris conscience qu’on n’a clairement pas été créés pour être seuls, et que le plus grand besoin qu’on puisse avoir c’est le besoin de l’autre, le besoin relationnel « vrai », pas virtuel, le besoin de contact, de parler, de se confier, de savoir que non, on n’est pas seuls.

Ce besoin je l’ai croisé dans la main levée du cycliste qui d’ordinaire passerait sans même me voir.

Je l’ai rencontré en elle que je connaissais à peine et qui, à force de faire un petit bout de chemin ensemble, en tenant compte de la distance sanitaire bien sûr, va forcément devenir mon amie.

Je l’ai perçu dans la nécessité récurrente de discuter, de se confier, de « voler » cinq minutes de partage par-ci, par-là…

Je l’ai vu sur la place tristement vide, attablé en tête-à-tête à la terrasse d’un café… fermé. Peut-être pour ne pas oublier comment ça fait…

J’ai compris aussi qu’il y a une relation plus importante que toutes. Une relation qui ne me fera jamais défaut tant que je l’entretiens. Une relation dont le moteur n’est pas l’intérêt, mais l’Amour. Une relation qui ne me laissera jamais seule. Et cette relation-là, c’est celle que je peux avoir avec mon Dieu. C’est mon essentiel.

Je me suis aperçue que, comme toutes relations, elle n’est pas statique, ni monotone. Elle évolue avec le temps et s’adapte aux circonstances. Et là, dans ce temps bizarre, j’ai réalisé que si j’arrivais à calmer les tempêtes qui parfois agitent mon âme, si je pouvais renoncer à mes raisonnements qui essaient de tout contrôler, tout comprendre, je pouvais alors trouver auprès de Lui La paix, la vraie. Pas la paix des circonstances, non, la paix du cœur. Celle d’un cœur qui a confiance en son Dieu en sachant qu’Il est au contrôle, au-delà de ma logique.

Alors, ce matin je me suis fait cette réflexion :

Suis-je assez confiante pour arrêter de crier et accepter patiemment ce qu’Il a prévu pour moi dans cette journée ?

Suis-je confiante au point de ne plus l’agacer avec mes urgences et Lui faire confiance qu’au temps qu’il a décidé il va agir ?!?

Est-ce que je suis suffisamment rassasiée de Dieu pour pouvoir dire comme le Psalmiste que mon cœur est calme et confiant comme un enfant repu dans les bras de sa mère ? 


« SEIGNEUR, mon cœur n’est pas orgueilleux, je ne regarde pas les gens de haut. Je ne cherche pas à faire des choses extraordinaires ni des actions magnifiques qui me dépassent.Mais je reste calme et tranquille, comme un enfant rassasié sur le sein de sa mère. Comme ce petit enfant, je suis calme et tranquille.

Israël, attends le SEIGNEUR avec espoir, dès maintenant et pour toujours ! »

Psaume 131

Et toi ?!?

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