Quand j'ai le blues

L’oiseleur

Je suis crevée, fatiguée, épuisée, lessivée !

Et pourtant, mes journées n’ont pas été spécialement stressantes, plutôt prenantes, mais pas stressantes. Juste des journées normales d’une vie normale qui comprend son lot de tribulations « normales ». Mais hier soir vers 20.00 déjà, je m’endormais dans mon assiette ! J’ai lutté encore un peu, mais rien à faire. Je suis partie me coucher de bonne heure, épuisée, comme si je m’étais battue toute la journée.

Comme… comme… COMME ?!?

Et si bataille il y avait eu, mais une bataille que je ne peux pas voir, du style bataille céleste ?!?

C’est vrai que les deux ou trois derniers jours  je me suis sentie comme prise dans un piège, en otage, comme l’oiseau dans le filet de l’oiseleur.

Invisible le filet, au-dedans de moi,  il m’entortillait les pensées cherchant à les pousser loin des douces pensées divines.

Je ne pouvais pas le voir, mais il était bien là, autour de moi aussi, dans des mots, des attitudes auxquelles je ne voulais et ne pouvais pas réagir.

L’oiseleur malveillant essayait de m’attirer à lui. Il me chahutait, me pressait comme un citron, me stressait, me prenant tout mon temps, mon énergie. Et par là même, me hachurant mon temps de prière!  En fait, il voulait m’attirer dans ses filets, me piéger, me faire tomber.

Personnellement, je sais qu’à certains moments, dans certaines circonstances, j’étais à bout. Mais je n’ai vu ni le combat, ni l’enjeu. Dans le feu de l’action, je ne pouvais que crier à Dieu : « Au secours ! Là, j’en peux plus ! ».

Alors, cette phrase qui me revenait en boucle : « C’est moi qui te délivre du filet de l’oiseleur ! ».Ps 91 :3

Et puis, j’ai eu le téléphone d’une amie qui m’a dit que, chaque jour, elle faisait le tour d’une petite vigne près de chez elle où on avait posé des filets. Chaque jour elle partait, ciseaux en mains, libérer des dizaines d’oiseaux pris dans les filets !!!

Ce matin, et depuis hier soir déjà, je suis épuisée… mais libre… et j’ai retrouvé la paix !

Mon filet a été coupé. J’ai fini de me débattre. L’oiseleur a essayé mais n’a pas pu. Il est vaincu et je suis libre !

«Je me suis échappée comme l’oiseau du piège des oiseleurs : le filet s’est rompu, et je me suis échappée. » Ps 124 :7

Dieu lui-même s’est battu pour moi … et ne t’inquiètes pas,  Il se bat et se battra encore pour toi aussi!

 

Avec toute mon affection.

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PS:  Bon, je vais quand même prendre du repos aujourd’hui !  Le filet ça use !

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4 Comments

  • Nicolier Marie-Claire

    Chère Milvia, je découvre ébahie votre texte l’Oiseleur. Ce mot m’est venu cette semaine à l’esprit, sans connaître le Psaume. Votre témoignage m’aide à comprendre que l’oiseleur ce sont aussi ces voiles terribles qui ont assombris mon coeur – pensées défaites, confusion, colère – cette semaine, et qui m’ont pris tant de forces vives. Alors merci Seigneur pour cet encouragement donné à travers vous, à l’aube du baptême par immersion qui me sera donné dimanche. Je me relève doucement, jour après jour, des séismes émotionnels qui ont jalonnés douloureusement cette avancée vers ce jour béni, et c’est une belle étape ce jour. Merci pour vous ! Et bonne remontée de vos forces, dans la grâce et la puissance de notre Seigneur. Soyez bénie ! Marie-Claire

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