A fond le sport

No stress

« Votre seule force, c’est de rester tranquilles et de mettre votre confiance en moi.» Es. 30 :14
Eh bien, c’est plus facile à dire qu’à faire !
Rester calme… rester calme… pas facile quand la mer est agitée !
Et puis, elle, c’est plutôt le genre « fonceuse ».
Bien sûr, elle avait testé ses aptitudes avant. Elle ne s’était pas lancée comme ça. Elle s’était bien préparée, d’abord en gouilles, puis en lac, avant de passer à la vitesse supérieure : la mer !
Encore une ou deux fois en lagons, question d’être bien sûre de son coup, et elle était prête pour le grand large. Fini de naviguer en baignoire!
Alors, elle est fièrement partie bien campée sur sa planche, sa voile bien en main. Elle a pris le large, comme une grande !
Tout allait bien. Quel plaisir! Quel bonheur de sentir le vent salé dans les cheveux !
Les sensations étaient bonnes, très bonnes, tellement bonnes qu’elle ne s’est pas rendu compte que sa voile l’avait entraînée au-delà de la limite recommandée.
Et puis, tout s’est compliqué. D’abord, elle est tombée. Rien de bien grave, si ce n’est que le courant du large était fort, trop fort. Et puis, les vagues étaient plus agressives que prévu et s’étaient données pour mission de l’empêcher de remonter sur sa planche. Elles prenaient plaisir à la chahuter, à la bousculer encore et encore.
A force, sa voile devenait lourde et indomptable. La vigueur commençait à lui manquer et tous ses muscles étaient raidis. Il fallait remonter cette voile. Retrouver le vent qui la ramènerait au bord. Il fallait retrouver un équilibre, reprendre le contrôle de son engin. Mais la mer en avait décidé autrement. La mer ne voulait pas la laisser partir.
Elle s’est battue avec sa voile, avec les vagues, avec le vent, avec elle-même… durant quoi … 20… 30 minutes ?!?
Puis, à bout, elle a crié, elle a pleuré, elle a hurlé au vent qu’elle ne voulait pas mourir là !
Puis elle a crié à Dieu : « Sors-moi de là ! »
Alors, sa voile s’est relevée et spontanément elle s’est mise dans le vent. Elle s’est agrippée bien fort, n’a plus écouté son corps endolori et … elle a tenu bon, tenu bon … jusqu’à ce que, épuisée, elle s’écroule sur la plage. Sauvée !
L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais elle n’était pas au bout de ses émotions parce qu’à son retour on lui a appris que lorsqu’on a des difficultés, en mer, il ne faut surtout pas paniquer : notre peur a une odeur qui attire les requins !!!
Nos blessures mal cicatrisées, nos émotions incontrôlées ont aussi une odeur. Une odeur qui attire l’ennemi de nos âmes. Il rôde guettant le moment où elles nous entraîneront sur un terrain glissant.
Il se lèche déjà les babines en attendant l’instant où, affaiblis, isolés, il pourra nous dévorer.
Il nous connaît, il sait qu’il peut compter sur nos colères, nos peurs. Il pressent nos jalousies. Il flaire le rejet, nos blessures, nos faiblesses, nos refus de pardonner. Il est à l’affût d’une foi faiblissante.
J’ai réalisé que je n’avais jamais bien saisi, jusque-là, l’importance de rester dans le calme et la confiance, de ne pas me laisser dominer par ce qui me fait mal, me contrarie, me blesse.
Je n’avais pas bien réalisé l’importance de ce qui nourrit mon âme :
La colère ou… la joie ?
La rancune… ou le pardon ?
Le rejet … ou l’amour de Dieu ?
La peur … ou la confiance ?
«En tout cas, frères et sœurs, voici ce qui doit vous intéresser : tout ce qui est vrai et mérite d’être respecté, tout ce qui est juste et pur, tout ce qu’on peut aimer et approuver, tout ce qui est très bon et ce qui mérite des félicitations. » Phil 4 : 8
Et puis, mon calme et ma paix se trouvent dans le cœur de Dieu. C’est là que je suis en sécurité.

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One Comment

  • Anonyme

    Merci Milvia pour ce témoignage qui reflète la confiance en Dieu, en son amour. Dieu e nous déçois jamais. Il nous fait la grâce de sa présence à nos côté en tout temps, favorable ou non. C’est encore lui qui nous fait la grâce de penser à crier à lieu quand plus rien ne dépend de nous!
    Il est ce Bon Berger qui nous connaît par notre nom, qui prend soin de nous, qui nous conduit dans de verts pâturages, vers ces eaux paisibles où nous pouvons nous abreuver et qui deviennent des fleuves d’eaux vives qui coulent de nous pour abreuver d’autres assoiffés que Dieu met sur notre route! Bisous et bon été.

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