Un Jardinier dans mon coeur
C’était journée souffleuse au jardin.
Il fallait éviter de mettre le nez dehors au moment où elle passait sur ma terrasse ou devant mes fenêtres !
Tous aux abris : les souffleuses sont de sortie !!!
C’est souvent après des journées de grand vent qu’elles se mettent en route. Et pas que chez nous…
Tu crois que c’est fini, enfin le calme revenu… Eh non. Le voisin prend le relais !
Je dois dire que le vent tempétueux nous fait parfois des paysages d’automne en plein été. Tout est à terre, et les pins remportent à coup sûr le premier prix des chutes d’épines.
Il y en a partout !!!
Et l’automne en été… c’est pas beau. Alors voilà pourquoi je tolère les souffleuses. J’aime quand le jardin est beau, propre, et que chaque chose est à sa place, là où je l’ai mise ou plantée.
La souffleuse, c’est un peu comme une tempête après la tempête.
Un peu comme dans le jardin de mon cœur.
Tu sais, il y a parfois de ces temps, de ces situations, de ces complications cumulées en peu de temps qui te créent comme une tempête dans ton cœur. Trop de choses, grandes ou petites, en même temps et … tout est sens dessus dessous sans qu’on s’en rende même compte.
Et quand ça se calme un peu, et qu’on prend le temps de le visiter son cœur… on réalise que tout a été chamboulé.
Va falloir le nettoyer. Mais par où commencer ?
Moi, j’ai invité mon Divin Jardinier à venir le visiter. On en a fait le tour à deux, mais pour moi le travail était trop lourd, et j’étais épuisée. Alors je lui ai demandé son aide, et je l’ai « embauché » pour y travailler.
Et c’est là qu’il a pris la souffleuse… La sienne. Celle de l’Esprit.
Re-tempête dans mon cœur ! Mais pas la même, heureusement. Celle qu’Il a suscitée a ramené de l’ordre dans mon jardin.
Il a remis les choses à leur place :
ce qui m’appartient et que je dois nettoyer,
ce qui appartient à l’autre et dont Il va s’occuper,
ce qui presse… et ce qui peut attendre,
ce qui est mort et que je dois arracher,
et ce que je dois replanter.
Un peu de job… mais finalement, la paix est revenue.
Dans mon jardin naturel… et dans mon cœur aussi.
Je le trouve beau, mon jardin.
Et mon cœur aussi, finalement.
Sonde-moi, ô Dieu, pénètre mon cœur, examine-moi
et vois les pensées qui me bouleversent.
Psaume 139.23


