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Inspire, expire
Je ne compte pas le nombre de fois que je l’ai dit !
Inspire, expire… inspire, expire… inspire, expire…
Si vous faites du sport, vous devez savoir à quel point c’est important de respirer correctement.
C’est important pour que les muscles soient bien oxygénés et qu’ils ne produisent pas d’acide lactique, ce qui provoque les courbatures et freine la performance.
C’est important aussi pour garder un rythme cardiaque régulier et ne pas s’essouffler.
Respirer c’est naturel. On n’y pense pas. Ça vient tout seul. Mais c’est tellement important. C’est même vital ! Si je ne respire plus, je meurs !
J’ai été professeur de fitness durant 25 ans. Ça en fait des : inspirez– expirez – inspirez – expirez…
A en rêver la nuit !
Et puis, pour varier un peu et parce que j’en avais marre de dire toujours la même chose, ça m’arrivait de dire : inspire – souffle… inspire – souffle… par la bouche.
Et pour bien que ce soit compris : inspire – expire… par la bouche… en faisant du bruit.
Et ça, c’est le début de la parole !
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Dieu aussi souffle en faisant du bruit … et par Sa parole, Il a créé tout l’univers.
Puis Il s’est investi dans la fabrication des humains. Tout un programme !
Il a terminé en soufflant en nous Sa vie. C’est Sa touche finale.
Mais c’est pas tout ! En nous donnant Son souffle, Il nous a donné la capacité de parler. On peut dire que c’est un souffle «bruyant »!
Et ce souffle de vie, c’est aussi celui qui nous permet de parler à notre Créateur.
Dieu nous a créées pour être en relation avec Lui. Et comment peut-on avoir une relation avec quelqu’un si on ne lui parle pas ?!?
- Comme notre respiration est vitale pour notre vie, notre prière est vitale pour notre vie spirituelle.
2. Si, dans l’effort physique je ne me concentre pas sur ma respiration, elle va devenir trop petite ou trop courte et je vais rapidement m’essouffler.
Dans ma vie qui comporte des hauts et des bas, si je ne me concentre pas sur ma respiration spirituelle, la prière, je prends le risque de vite respirer trop court et de m’essouffler.
- Mon corps, mal oxygéné, va produire des toxines, sortes de poison pour les muscles.
Et mon cœur, mal oxygéné , va produire de l’amertume, de la colère, du mépris, de l’orgueil et toutes sortes de toxines spirituelles.
- Notre inspiration nous permet d’oxygéner nos muscles pour qu’ils soient plus performants, notre connexion à Dieu oxygène… notre cœur pour qu’il soit plus performant aussi!
- Pour éviter que mon cœur s’emballe je dois contrôler ma respiration.
La prière évite à mon cœur de s’emballer en le gardant sous Son contrôle.
- En sport, il y a une zone de confort qu’on appelle la zone d’ « aérobie ». C’est là où je me sens bien dans l’effort.
La prière est ma zone d’aérobie. Là où mon cœur se sent bien.

Dieu se connecte à nous en nous donnant Son souffle de vie.
Et nous, on se connecte à Lui en priant.
J’inspire, je me connecte à Dieu, à Sa volonté, Sa présence.
J’expire par la bouche et je peux exprimer à Dieu ma prière.
J’inspire, je me remplis de Son amour.
J’expire, je le transmets.
Par la prière, mon souffle est connecté au souffle de Dieu.
« Exercez-vous à maintenir votre esprit dans une attitude de prière constante. Priez avec régularité et persévérance. » Rom 12 :12
Est-ce que c’est pas un peu du sport ça ?!?

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Un dent
Depuis chez moi, en bas, dans la plaine, c’est une dent.
Une dent qui domine ma plaine, ma maison. Une dent qui fait partie de ma vie, de mes racines, comme un acquis bien intégré. Elle m’a toujours paru comme Le sommet. Celui qui domine la vallée, ma vallée. Haut, très haut, abrupt, sévère. C’est derrière cette dent que, depuis toujours, le soleil se lève et m’apporte l’éclairage du matin.
Je ne me suis jamais imaginé que quelqu’un pouvait avoir l’idée d’aller là-haut. Pour moi, c’était un lieu inhospitalier et inatteignable.
Alors quand les miens se sont mis en tête d’aller y faire de la randonnée, j’ai eu peur … qu’ils ne soient fous ou inconscients… ou encore pire, les deux ! Je les imaginais sur ces arêtes aiguisées, en équilibre et en danger constant ! (Oui, je sais j’ai l’imagination débordante !!!)
Jusqu’à ce qu’ils me conduisent là-haut, à ses pieds, ou plutôt à ses genoux, par une route toute en arabesques.
Ses genoux étonnamment… rassurants !?!
La montagne si haute… mes pensées si tortueuses…
La montagne si haute et mes pensées… toujours tortueuses…
La montagne si haute qui, de là-haut, me parait finalement pas si inhospitalière que ça !
En m’approchant, la pente paraît moins raide. Le problème moins grand, mes pensées moins …
Intriguée par sa proximité, j’ai voulu l’apprivoiser un peu plus, m’approcher encore pour tester la raideur de ses pentes.
J’ai pris mes raquettes et je suis montée, pas trop, mais juste assez pour la découvrir un peu mieux.
Comme un problème qu’on regarde enfin sous un angle différent, elle m’effrayait déjà beaucoup moins.
Et puis, comme je fixais mon regard sur elle, je l’ai vu, le chemin. Le chemin qui s’approche du sommet, comme un trait net tracé à la plume blanche. Le chemin qui monte à sa rencontre et finit par la contourner pour se libérer je ne sais où.
La montagne est vaincue, contournée. Mes pensées … libérées.
Il y a comme ça des montagnes dans nos vies qu’on peut parfois déplacer par la foi. Mais il y en d’autres, inébranlables, qu’il faut oser affronter et regarder en face pour trouver le chemin qui les contourne et nous mène plus loin.
« Vous n’aurez même pas à combattre ; contentez-vous de prendre position et de vous tenir là : vous verrez l’Éternel vous accorder la délivrance. Gens de Juda et de Jérusalem, ne craignez rien et ne vous laissez pas effrayer ; demain, marchez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous ! » 2 Chroniques 20.17




