conte

Conte du p’tit garage

C’est la période de Noël et qui dit Noël dit « contes ».

J’aime bien les contes. Ça commence toujours par « Il était une fois… » et ça finit toujours bien. Mais ça suppose aussi que ça n’est pas réel, que c’est imaginaire… bien que … je trouve qu’il y a toujours une part de réalité qui donne à réfléchir.

Mon conte à moi, c’est une histoire vraie mais qui sonne un peu comme un conte.

« Il était une fois un petit garage, tout petit, caché au milieu de son village. C’est juste une porte de local et une minuscule cour qui donne sur la rue principale. De quoi occuper un ou deux ouvriers, pas plus, bien que je n’aie jamais vu personne aux alentours. Cela doit faire presque 40 ans qu’il est là et pourtant, pendant des années, je ne l’ai pas remarqué. Il faut dire qu’il fallait vraiment tomber en panne dans sa rue pour y prêter attention… et ça ne m’est jamais arrivé !

Il n’a pas fait carrière le petit garage, parce que rien n’a changé depuis tout ce temps, sinon son enseigne qui a été remise au goût du jour. Dommage, moi j’aimais bien l’ancienne !!!

Pendant des années je suis passée par là. C’est une route que je connais très bien. Pendant longtemps ça a été mon itinéraire de retour de week-ends, et puis, c’est aussi le chemin que j’emprunte la plupart du temps lorsque je pars en vacances. C’est une route que je connais par cœur.

Il a toujours été là et je ne l’ai jamais remarqué jusqu’au jour où…

Jusqu’au jour où mon fils a fait une terrible chute à vélo de descente ! Inconscient, il a été emmené en hélicoptère à l’hôpital le plus proche, de l’autre côté de la frontière.

Pour lui rendre visite je devais faire 45 km alors que notre hôpital régional se situe juste à 3 km de la maison ; mais l’état de santé de mon fils n’était pas bon, il n’était pas transportable en voiture, et le transfert en hélicoptère n’était pas possible à cause du mauvais temps, entre autre.

C’est le cœur lourd que je prenais la route, cette fameuse route que je connais si bien et qui passe par le petit garage. J’étais vraiment inquiète pour mon fils, ceci d’autant plus qu’après 2 jours nous n’avions toujours pas vu de médecin. Nous avions hâte qu’il soit rapatrié pour être soigné près de chez nous.

Alors 45 km à l’aller et 45 km au retour, dans ces conditions … c’est long !

Un soir je l’ai quitté pour rentrer à la maison, le cœur lourd et anxieux. Je conduisais ma voiture machinalement, en pleurant, et je suis passée une fois de plus devant celui que je n’avais pas remarqué jusque-là.

Mais cette fois, c’était différent ! Soudain… je l’ai vu !

Pas parce que je suis tombée en panne … non… mais parce que c’est comme si tout à coup son enseigne s’était mise au travers de ma route pour que je lise le nom du garage : «JESUS – MECANICIEN – REPARE TOUT» !

Ca ne s’invente pas ça, une enseigne comme ça!!!

Je crois que ce fameux garage n’a jamais su à quel point il m’a remonté le moral !

A la seconde, j’ai compris où je devais placer ma confiance, sur Qui je pouvais compter ! Dieu s’occupait de tout, je n’avais pas à m’inquiéter. Il était et Il est Celui qui peut tout réparer et tout restaurer !!!

Eh bien, vous savez quoi… j’aime ce Dieu qui me parle avec humour et amour, qui sait me surprendre par les moyens qu’Il utilise pour me rejoindre dans mes retranchements. J’aime ce Dieu qui me console, m’apaise et me guérit. C’est mon Dieu, c’est Jésus !

« Jésus passe dans toutes les villes et dans tous les villages. Il enseigne dans les maisons de prière juives, il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume, il guérit toutes les maladies et toutes les douleurs. »Mat 9 :35

« …Oui, celui qui vous guérit, le SEIGNEUR, c’est moi. »Exode 15 :26

Et puis, à peine un ou deux jours plus tard, j’ai vu passer un hélicoptère devant chez moi… et là, j’ai su avec certitude que c’était mon fils qui rentrait.

Print Friendly, PDF & Email

6 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *