au féminin,  Témoignages

Je suis rentrée à la maison

Voilà déjà plusieurs mois que je vois ma vie transformée, bouleversée, changée. J’ai vu  des choses que je croyais inatteignables se passer, j’ai découvert que le quelqu’un que je suis ne sert pas à rien et surtout, j’ai commencé à vivre qui je suis et je suis libre… L’envie de partager un petit bout de mon histoire brûle sur mon cœur depuis quelques temps et je crois que maintenant, c’est le  bon temps. Tu sais, pour en arriver à ça, pour en être là aujourd’hui ; j’en ai parcouru du chemin. Pour comprendre où j’en suis et surtout pour savoir combien c’est extraordinaire, je dois t’expliquer où j’en étais avant. Je ne vais pas laisser la gloire à mon passé ni à celui qui a influencé qui j’étais, ce sera donc un résumé. enfanceEnfant, va savoir pourquoi, j’ai toujours été triste… Pourtant je n’ai jamais manqué de quoi que ce soit. J’ai eu des parents aimant, deux grandes sœurs qui s’occupaient bien de moi. T’imagines, enfant, une poupée vivante c’est la classe !-, pas de problèmes financiers majeurs. J’avais tout ce dont j’avais besoin et pourtant, la joie me manquait. Je me sentais constamment incomprise, en marge. A l’école, j’étais plutôt douée : Yes, cool ! Au moins ça, pas à se plaindre. Et pourtant ! Ca a été pour moi un gros problème… Mes camarades en ont été si jaloux que je me suis retrouvée seule, pas de copains avec qui m’amuser. Dans tout ça, mes parents chrétiens pratiquant m’ont toujours encouragée et m’ont offert de faire plusieurs camps, des week-ends avec notre église ou autre. Mais tu vois, là non plus j’y trouvais pas ma place. Je crois que je ne comprenais pas à l’époque, je m’y retrouvais pas. Arrivée à l’adolescence, la dépression m’est tombée dessus. Pire qu’un coup de massue, elle s’est emparée de moi. Je mangeais dépression, je dormais dépression, je respirais même dépression. C’est comme si tout de moi rejetait le bonheur. Comme si mon être tout entier était déchiré. J’avais un trou dans le cœur ; un vide qui se creusait de plus en plus et qui prenait chaque jour plus de place. Du coup j’ai essayé de le combler… Avec tout ce qui me passait par la tête – pas besoin de te faire un dessin pour que tu comprennes combien ça pouvait être mauvais- clope, alcool, joints, j’étais addicted à tout ce qui pouvait me détruire, y compris moi-même. J’ai commencé à me haïr, je me suis laissée me détester, c’est comme ça que je me sentais exister… Alors que ce soit en me mettant dans un état second, en me coupant ou en m’envoyant en l’air, j’avais un semblant de bien-être. Mais tu sais, ce manque, ce vide là dont je te parle ; moins tu t’aimes et plus tu le creuses. Parce que justement, ce vide, c’est bien plus tard que j’ai compris que c’était précisément une place prédéfinie pour quelque chose de bien précis… J’ai essayé de trouver ma place, de me sentir être quelqu’un en faisant tout et n’importe quoi sans comprendre que j’étais simplement déjà quelqu’un. Et surtout, quelqu’un d’aimé qui avait une place si grande à combler. Dans l’actualité, on parle beaucoup des réfugiés. Ceux qui viennent ici en fuyant leurs conditions de vie déplorables. Ils arrivent là, ils ne connaissent rien, ils sont perdus… Si je parle de ça c’est pour t’illustrer dans quel état j’étais : j’étais perdue.remontee-au-ciel Maintenant que tu connais un peu le contexte global de ma « descente aux enfers », je peux te parler de ma « montée au Paradis ». Le hasard n’existe pas, ou alors avec un « D » majuscule. Je crois que chaque personne que je rencontre, c’est pour une raison précise et surtout, j’ai découvert que parfois c’est un cadeau sans lequel je n’aurais pas pu avancer. Et tu sais quoi ? Souvent, les cadeaux, moi j’ai de la peine à les accepter. J’étais arrivée à un point où je me sentais si mal que j’ai fini par accepter d’écouter quelques personnes qui m’entouraient. Une de ces personnes a été tellement bien inspirée… Pour la première fois, mon mal -être était « validé ». Cette personne a su m’accompagner à mettre des mots sur cette peine. C’était comme si j’avais fugué et que je regrettais, comme si j’étais une ado qui n’osait plus rentrer chez elle parce qu’elle ne savait combien son Papa l’aimait. Assez tourné autour du pot. Ce Papa dont je te parle c’est mon Père. C’est Dieu, c’est l’Eternel, le Tout puissant, le Créateur du ciel et de la terre. Celui là même qui m’a créée et choisie. Et surtout, Celui qui m’a aimée. Le même que Celui qui a choisi d’inspirer des personnes qui m’entouraient. Celui qui a inspirée cette personne pour qu’il me parle de la parabole du fils prodigue et qu’il me dise- je cite- « Dieu attend juste que tu rentres à la maison. » Woaw ! Dieu attend juste que je rentre à la maison… ?! Pour moi ça a été tellement compliqué et si simple à la fois. Attend, tu me parles d’un Dieu qui m’aime, moi ? Malgré toutes les absurdités que j’ai pu faire dire et penser.. ? Bon, ok. Après tout, ça fait du bien de rêver. Alors puisqu’on me l’avait conseillé, j’ai décidé d’essayer. J’ai prié, en toute simplicité. J’ai prié Dieu de me pardonner tout ce que j’avais fait, d’avoir voulu vivre « sans foi ni loi » et j’ai simplement invité Jésus à venir partager ma vie, mon quotidien. foi Ben tu sais quoi ? Il l’a fait, sans aucun doute !Et le plus fou c’est que tout ce qu’Il m’a demandé de faire c’est de lui faire confiance et de le laisser m’aider dans chaque domaine de ma vie… Depuis ça, je peux te garantir que tout a changé ! Petit à petit, une chose après l’autre. Le processus s’est fait sur plusieurs années en tout. J’ai commencé à aller à l’église –une chose après l’autre j’ai dit, quand même pas tous les dimanches pour commencer hein ! – là où je me suis sentie à ma place, là où j’ai appris  tant de la Parole de Dieu. Je me suis aussi fait baptiser… Dieu t’aime, quoi que tu puisses faire, dire ou penser. Son amour est plus grand et plus puissant que tout ce qui peut arriver. Tu sais, j’ai pas tout lâché d’un coup… Même après avoir été baptisée ; après être « née de nouveau ». Il m’a fallu du temps pour comprendre que de « lâcher » me permettrait juste de briser mes chaînes et de trouver enfin la vraie liberté. Le seul meilleur ami que j’ai réellement aujourd’hui c’est le Saint-Esprit et la seule addiction que je garde et que j’entretiens précieusement, c’est précisément celle pour quoi j’ai été créée : avoir une relation de Père à fille avec Celui qui m’a créée. Je suis guérie de mes maux, je suis quelqu’un de libre et j’ai finalement appris la joie ! Aujourd’hui je suis une nouvelle personne. Je suis qui je suis et je deviens qui je suis appelée à être grâce à Christ. Je suis en paix et je sais que Dieu m’inspire à mon tour pour être une voix dans la vie de quelqu’un… Je suis une princesse qui vit dans ce monde et qui sert le Royaume de l’Eternel. Je suis simplement rentrée à la maison… Si toi aussi tu te poses des questions, si tu te trouves dans des ténèbres si profond que tu ne peux plus reprendre ton souffle, je prie que le Saint-Esprit vienne toucher ton cœur et qu’Il te révèle Sa gloire, Sa paix et Son amour. Que tu puisses, toi aussi, rentrer à la maison, dans le nom tout puissant de Jésus, amen. Valérie
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