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Dans mon coin secret
Ce matin encore, la radio est allumée, plus par habitude que par besoin. Elle ne fait que son job, mais, ce matin encore, les nouvelles ne sont pas bonnes. Ça ne se vend pas très bien en ce moment, les bonnes nouvelles. Je me dis qu’un peu de musique pour adoucir les idées ça pourraient être une sorte de bouffée d’air pur, un petit îlot de bien-être… Sauf que si j’y regarde de plus près, ça n’est pas tout à fait ça non plus ! Ce matin, mes oreilles ne retiennent que des paroles désespérément tristes, des amours déçus, des amours trompés, des amours impossibles, des au revoir qui sont plutôt des adieux, des trahisons… etc… L’amour semble bien compliqué ! Si ça continue je vais me dessécher !
Alors, je retourne dans mon coin secret, là où j’ai un rendez-vous d’amour vrai. Là où je trouve mon Dieu, mon Jéhovah Jireh, le Dieu qui pourvoit.
Je l’ai souvent pris comme le Dieu qui pourvoit à mes besoins matériels, physiques, comme Il a pourvu par un bouc au sacrifice d’Abraham, par la manne dans le désert pour le peuple hébreu, par des pains et des poissons à une foule affamée…
Mais alors que je prends du temps dans la prière et la louange, ce matin, je réalise qu’Il est aussi le Dieu qui pourvoit à mes besoins spirituels et … affectifs.
Oui… Il est Celui qui m’entoure de Sa présence, si douce, si aimante. Il est Celui avec qui je peux passer des moments de qualité… seule avec Lui, ou avec d’autres qu’Il met sur ma route. Celui qui connaît le mieux mon cœur et qui sait exactement ce dont il a besoin, ce qui lui fait du bien. Il sait combler mes besoins de sécurité, de tendresse, de paix, d’amitié, d’amour. Il ne me déçoit pas, ne me trompe pas, parce que sa motivation principale, c’est Son amour pour moi. Son amour juste et fidèle et surtout… simple.
Comment expliquer cette présence qui est là et qui m’aime sans que je Le voie mais que je ressens pourtant si fort ?!?
En comparaison à ma radio qui m’annonce de fausses vérités, sans espoir, des amours impossibles, Lui, Il est La Vérité absolue, celle qui ancre mon âme, la rassure et l’affermit. Il pourvoit à la sécurité et au bien-être de mon cœur. Il est Celui qui donne vie à tous mes possibles !
Alors, quand je reviens au cœur de la louange, exit la radio-malheurs. Là, dans le silence de mon cœur, je Le retrouve. Je me retrouve… et je revis !
Et toi, quels sont tes besoins aujourd’hui ?!?
« D’ailleurs, mon Dieu subviendra pleinement à tous vos besoins selon sa richesse glorieuse manifestée en Jésus-Christ. » Philippiens 4.19
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Deux façons d’extraire les mauvaises herbes
« Au secours !!! »
Il me semble entendre crier mon jardin !!! Ben, forcément : il étouffe sous les herbes sèches et les liserons, entre autres. Il ne peut plus respirer, carrément. Il ne sait plus à quoi il ressemble ou même devrait ressembler.
C’est vrai que j’avais décidé cette année de ne plus m’en occuper. Trop souvent absente, trop fatiguée, trop sec, trop aride… un peu trop tout quoi !
Mais là… à cause des framboises qui persistent à me faire de l’œil, j’ai décidé de m’y attaquer un peu. Un peu qui devient très vite beaucoup en fait, tant il y a à faire pour lui redonner de l’air.
Et là, j’ai réalisé qu’il y avait deux façons d’arracher ces foutues mauvaises herbes.
La première, tu vas très vite. Tu tires tout ce qui te passe dans les mains et tu mets dans un sac. C’est rapide, peu salissant, tu as l’impression d’avancer vite… mais…
Pour certaines herbes indésirables cela suffira si elles ne sont pas très enracinées… mais pour d’autres, avec des racines bien profondes, bien longues, ramifiantes… eh ben… c’est pas toujours efficace. Tu n’en arraches que la surface et à la première pluie, tu vas te retrouver avec les mêmes herbes qui n’auront demandé qu’à repousser.
La deuxième solution, c’est celle où tu prends ton temps. Tu t’écorches les mains, les genoux. Tu te casses les ongles, le dos, tu t’agenouilles à n’en plus finir. Mais là tu grattes la terre jusqu’à t’approcher le plus possible de la racine. Tu saisis bien la plante dans toute son épaisseur, puis… tu tires doucement mais fermement pour extraire le tout et surtout les racines !!! J’aime trop faire ça… la chasse aux racines !!!
C’est pareil pour le péché qui habite ton cœur. Tu peux juste le traiter en surface. Ça marche, surtout si c’est pas trop enraciné profond. Là aussi, c’est rapide, vite fait…
Mais parfois, comme avec les herbes indésirables de mon jardin, il va falloir prendre plus de temps, si tu ne veux pas que ça revienne (ah, tu avais déjà remarqué que ça revenait parfois ?!?). Alors, un jour ou l’autre, il va falloir que tu t’attaques aux racines, là où ça commence. Ça te prendra plus de temps, plus de volonté, plus de Dieu et souvent bien des larmes.
Ça te demandera de laisser Dieu sonder ton cœur, le visiter en profondeur, dans ses entrailles, là où tu ne sais pas aller toi-même. Là où tu as oublié. Là où Lui sait. Ça te demandera de Lui laisser le plein contrôle pour te sonder, te visiter, trouver tes racines et les éradiquer. C’est parfois le prix d’une nouvelle liberté… en Lui !
« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » Psaume 139.23-24




