• Quand j'ai le blues

    Les nuages passent

    La vie n’est pas un long fleuve tranquille, c’est ce que m’avait fait comprendre une tante maintenant décédée. Elle m’avait dit un jour que la vie c’est une série de hauts et de bas. Quand tu es en haut, disait-elle, profites-en bien avant que ça ne redescende.

    C’est un peu ce que je me dis en regardant les nuages passer dans le ciel en ce matin de vacances au bord de la mer.

    Ils apparaissent, venus de je ne sais où, disparaissent, et s’en vont avant que d’autres n’arrivent à leur tour. Tantôt blancs, tantôt gris voire noirs, tantôt colorés par les effets du soleil levant ou couchant, ils s’installent pour quelques heures, quelques minutes, voire quelques jours, mais toujours, ne font que passer.

    Finalement sous l’effet du vent, le ciel revient toujours à sa destinée : être bleu.  Lui, il ne change pas. Il est fidèle, immuable, constant dans son désir de m’éclairer et me faire du bien.  Comme Dieu.

    Tu vois, je pense à tous ces nuages dans nos vies, ces problèmes de toutes sortes qui assombrissent notre ciel : maladies, relations compliquées, déceptions, problèmes financiers, séparations… tout ce qu’une vie peut nous réserver.

    Il leur arrive de s’installer, parfois plus lourds que d’autres, parfois plus longtemps que d’autres. Peu importe la durée, ce ne sont que des nuages postés entre le ciel bleu et la terre qui nous empêchent de voir le lieu où Dieu règne.

    Leur destinée est de se soumettre au vent et de passer.

    Notre destinée est de vivre sous un ciel bleu où le Très-Haut règne.

    « Oui, moi, le SEIGNEUR, je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir plein d’espérance. »  Jérémie 29.11

    Tu vois, ce que Dieu te promet, ce n’est pas un ciel nuageux mais un ciel bleu parce qu’il sait qu’avec Lui, ta vie ne restera pas sous les nuages, mais son Esprit chassera tes nuages encore et encore.

    Alors, prie un Souffle violent sur ta vie.

    Prie Sa présence lumineuse dans ta vie.

    Prie Sa volonté sans compromis dans ta vie.

    Prie que les nuages quittent ta vie.

    Qu’y a-t-il de plus important ?

    Simon-Pierre lui répond : « Seigneur, à qui pouvons-nous aller ? Tu as les paroles qui permettent de vivre avec Dieu pour toujours. Jean 6.68

  • Sur la route

    LE fruit de l’Esprit

    De la fenêtre de ma voiture je regarde défiler les vignes, alignées au cordeau, comme des petits soldats. Elles sont encore tristes, tordues et sans promesses en ce début de printemps.

    Un peu comme moi, avant que Dieu ne vienne habiter mon cœur, et que je ne sois greffée sur le cep divin.

    Moi aussi j’étais triste, tordue et sèche sans aucune promesse en vue. Et puis, Jésus, le cep, est venu et le Saint Esprit a nourri mon cœur, un peu comme une sève.

    Et là est arrivé le plus grand des MIRACLES, celui qui se passe dans les cœurs et qui les transforme !!!  Dieu vient vivre en moi et je deviens comme une vigne qui porte du fruit, son fruit, LE fruit de l’Esprit. Exactement comme une grappe de raisin, un seul fruit à plusieurs grains : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance.

    Tant de bonnes choses que par moi-même, je suis incapable de produire mais que le Saint-Esprit, par sa constante présence en moi, développe et fait grandir patiemment, dans un seul but, que le caractère de Jésus-Christ soit manifesté en moi et que Lui soit glorifié.

    – Dans ma vie avec Dieu : Amour, Joie et Paix
    – Dans mes relations avec les autres : Patience, Bonté et Bénignité
    – Dans ma propre discipline de vie : Fidélité, Douceur et Tempérance

    De tous ces grains, j’en ai choisi un : la douceur. Parce que c’est la qualité qui a le plus grandi en moi et elle ne triche pas : elle reflète l’état de ton cœur. C’est celle sur qui je n’aurai pas misé au départ. Mais elle est le fruit d’un changement en profondeur, changement qui n’aurait pu avoir lieu sans rester attachée au cep.  

    Elle est en opposition à la colère qui m’habitait. En contradiction avec l’amertume qui m’empoisonnait. Elle a eu besoin de l’Amour pour se développer.

    La douceur, c’est le caractère de Jésus, de Jésus en moi. Elle est la marque de fabrique par laquelle je dois être connue par les autres. Pas comme quelqu’un de mauvais caractère, colérique, peu aimable (j’y penserai la prochaine fois qu’on me klaxonnera à un feu devenu vert trop vite !). Mais bien comme quelqu’un répandant quelque chose de bon autour d’elle. Quelqu’un qui donne envie d’être fréquenté. Mes relations avec les autres doivent être parfumées de ce bon fruit, pas pour moi, mais pour la Gloire de Dieu.

    « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » Matthieu 11 : 29


    « Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. » Philipiens 4.5

    Longtemps j’ai pensé que la douceur était une faiblesse, que ça rendait vulnérable et manipulable. Alors, j’entretenais une sorte de résistance obstinée, un caractère fort.  Mais si tu as été confronté à quelqu’un de doux un jour ou l’autre, tu te seras vite aperçu qu’une telle personne jouit d’une grande force, d’une force qui n’est pas apparente, mais une force cachée, comme un trésor. La force de celui ou celle qui sait qui est son Dieu.

    « …mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. » 1 Pierre 3 : 4

    Et puis, quand elle est associée à l’humilité, elle devient sagesse de Dieu, capable de Lui obéir et de connaître Ses voies.

    « Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. « Jacques 3 : 13-17

    CITATIONS :

    « La vraie douceur combine la fermeté de l’esprit et la tendresse du coeur ; elle évite la complaisance aussi bien que la violence et l’amertume du coeur dur » (Martin Luther King)

    « Celui qui est doux a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse » (Victor Hugo).

    Et toi, est-ce qu’il y a quelque chose dans la douceur qui t’encourage ou qui t’interpelle ?

    Ou bien, y a-t-il quelque chose qui représente un défi pour toi dans la douceur ?

    Quelle partie du fruit de l’Esprit voudrais-tu voir grandir chez toi ?

    Tu veux bien me le partager ?

    PRIERE

    « Seigneur, je désire ardemment avoir ton caractère, mais je réalise que ta douceur, ainsi que ton autorité, ne sont pas faciles à obtenir. Je te prie de me donner la force et la patience, l’endurance et la persévérance pour continuer, et te laisser faire ton travail en moi en ton temps et à ta manière. Au nom de Jésus, amen. »