• Encouragement

    On a le temps!

    J’ai rendez-vous… encore. LE rendez-vous, celui que j’attends avec impatience. Celui dont j’ai rêvé cette nuit tant je m’en réjouis.

    Oh tu sais, ça peut être n’importe quoi, du moment que c’est LE rendez-vous : le resto, le coiffeur pour une nouvelle coupe, le massage quand ton corps crie, l’amie que tu vas retrouver, une sortie entre copines… peu importe. Tu l’attends et tu t’en réjouis.

    Te voilà prête à partir… mais comme tu as un peu de temps, juste avant, vite tu fais une dernière petite course… sauf qu’il y a plus de monde que prévu.

    Ou bien, juste au moment de partir… le téléphone sonne. C’est ton amie, ta sœur ou ta mère qui a « vraiment » besoin de te parler.

    Ou bien… passé tout ça, tu ne trouves plus tes clés de voiture… et puis… il s’est mis à pleuvoir entre-temps. Alors, en plus des clés,  il te faut trouver le parapluie et changer de chaussures et de veste !!!  Et le temps, lui, pendant ce temps, il court !

    Plein, plein, plein de petites choses qui mises bout à bout (bon… c’est rare, mais ça m’est quand même arrivé !) te retardent, de plus en plus, et mettent en danger ton arrivée au fameux rendez-vous ! Toutes ces petite choses qui énervent tellement… et donnent à penser que tout pourrait être gâché, loupé et annulé.

    Combien de ces choses qu’on appelle aussi « attaques » sur notre route avec Dieu ?

    Combien de ces pièges qui nous font penser que les plans de Dieu pour nous vont être arrêtés ?

    Combien d’obstacles, de pierres d’achoppement, de freins, de retours à la case départ, qui nous font croire que jamais on n’y arrivera ?!?

    Mais est-ce que ça n’est pas un peu un mensonge de croire que Dieu peut s’arrêter là avec nous ? Est-ce que ça n’est pas croire à un mensonge lorsqu’on limite Dieu en oubliant qu’Il est LE Tout Puissant ?

    Est-ce qu’il n’y a pas une part d’incrédulité lorsqu’on se risque à penser que Ses plans peuvent être stoppés ?!?

    Dieu est DIEU et Il ne se préoccupe pas de toutes ces tracasseries, de la pluie, des clés, des virus et je ne sais quoi d’autre qui nous affectent et ne servent qu’à nous décourager, nous, pas Lui.

    Dieu est DIEU et ce qu’Il t’a dit, t’a promis, Il va l’accomplir. Ça c’est sûr. Il a son agenda, son rendez-vous avec toi et rien ne peut le différer. Seulement, Il a son agenda à Lui qui n’est pas toujours très bien synchronisé avec le tien.

    Dieu est DIEU et s’Il a dit qu’Il t’invitait à dîner… eh bien, c’est justement en face de ceux qui s’y opposent qu’Il va dresser Sa table pour toi.

    Alors, ne t’inquiète pas si tu es dans une phase où rien ne se passe, où tu ne vois rien venir, où tu sembles stoppée…

    Ne t’inquiète pas s’il y a plein d’embûches, d’oppositions, de freins, de changements de direction dans ta vie.

    Ne t’inquiète pas, Dieu a toujours rendez-vous avec toi… peut-être ici, peut-être là. Il reste le Maître Tout Puissant.

    Écoute-Le, questionne-Le. Demande-Lui d’augmenter ta patience et ta persévérance… et profite de ce temps pour … te laisser aimer.

    Et moi j’aime quand j’arrive enfin à mon rendez-vous, stressée, essoufflée, énervée, et que je m’entends répondre : «  Pas de soucis, Milvia, on a le temps ! »

    « Pour moi, tu dresses une table au vu de mes ennemis. Tu oins de parfums ma tête et ma coupe est débordante. » Psaume 23.5

  • Avec lui

    Un besoin essentiel

    On déconfine !

    Enfin, on essaie de commencer à… parce que pour ce qui est des cafés, manifestations, restos, clubs de toutes sortes, bref, tout ce qui nourrit notre relationnel, notre besoin de l’autre… eh ben, rien, niente, nada ! C’est pas encore pour maintenant !

  • Libre

    Confinée!

    Jour ….

     … Je ne sais plus trop au jour combien on en est !?!

     

    Tout ce que je sais, c’est que : les rideaux, c’est fait. La lessive, c’est fait ! Les sols à fond, c’est fait ! Le stock de farine, c’est fait ! Le PQ, c’est bon ! Et le jardin, je n’en parle même pas… il est super prêt !

    J’ai rangé, trié, rangé, trié, retrié, stocké… et là, je récupère un peu avant la prochaine attaque de « rangitte ». Parce que c’est fou tout ce que je fais depuis que je suis confinée !

    En fait, j’ai l’impression d’être plus libre qu’avant. Libre de tant de choses, comme des obligations inventées, des « je dois » superflus, du surplus que je ne savais même pas être du surplus. Libre d’horaires, de rendez-vous, de temps morts…

     

    Ma liberté de mouvement est peut-être restreinte, mais j’ai trouvé dans mon cœur La vraie Liberté. Celle que Dieu me donne. C’est là que je viens me ressourcer, m’évader, m’envoler. Là, dans le jardin de mon cœur. Je Lui parle de mes peurs, de mes doutes, de mon avenir. Il me rassure, me console, me fortifie… et me conduit.

    Il me rappelle que Lui n’est pas confiné et que Ses plans sont toujours Ses plans. Il me rappelle qu’il y a une moisson à préparer et que c’est encore le moment de semer. Il me rappelle qu’Il n’est pas venu pour détruire, mais pour restaurer. Il me rappelle que je suis toujours Sa fille bien-aimée et que je reste sel et lumière pour ce monde.

     

    Alors, comme il n’est pas question que je reste sous un couvercle et que je ne serve à rien, même confinée, il m’arrive plein de choses. Confinée, je me surprends à être pleine de joie. Confinée, j’essaie chaque jour de découvrir comment réaliser Ses plans. Confinée, j’ose tout ce que je mettais de côté pour plus tard. Confinée, je découvre mon quartier.

     

    Alors, mon amie, viens dans la présence de Dieu. Laisse-toi consoler, restaurer, fortifier et … sors !

    Sors de ton enfermement spirituel, de tes habitudes, de tes restrictions, de tes impossibilités. Élève- toi au-dessus de la tempête et sois sel et lumière autour de toi !

    Le monde en a tellement besoin !

     

    « Ce que le sel est pour les aliments, vous l’êtes, vous, pour cette terre. Si le sel devient insipide, avec quoi lui rendra-t-on son pouvoir salant ? Il ne sert plus à rien. Il n’y a qu’à le jeter dehors, où il sera piétiné par les passants.

    Vous êtes la lumière de ce monde. Quand une ville est construite au sommet d’une colline, elle ne saurait échapper aux regards.

    Il en est de même d’une lampe : si on l’allume, ce n’est pas pour la cacher sous une mesure à grains. Au contraire, on la fixe sur son support et on la place le plus haut possible pour qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.

    C’est ainsi que votre lumière devra briller aux yeux de tous, pour que ceux qui vous côtoient remarquent le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre Père céleste. »  Mat 5. 13-16

  • Coeur à coeur

    L’essentiel

    C’était un peu une fiction et ça me semblait tellement improbable que, du coup, je n’avais pas continué. C’était juste avant…


    Et puis, ce matin, de bonne heure, suis partie me promener dans mon p’tit bois, celui derrière chez moi. Seule.

    Ça grimpe un peu. Arrivée en haut, déjà, j’étais contente de voir que mon problème ça n’est pas le souffle… mais plutôt l’entraînement.

    Et puis, comme d’habitude, je me suis arrêtée pour profiter de la vue. Le paysage n’avait pas changé… et pourtant, quelque chose n’était plus pareil ?!? J’ai réalisé alors que le bruit sourd qui d’ordinaire monte depuis la plaine, ce bruit-là avait disparu. C’était calme, mais vraiment calme. Comme avant, comme la fiction que je m’étais faite. J’ai compris que ma fiction était devenue réalité.


    Je m’étais imaginée comment ça pouvait être avant. Avant, quand la région était peu peuplée, quand la forêt était un lieu secret réservé à la faune. Je m’étais imaginée me promener au bord du lac, pas sur une route, mais à travers champs et roseaux. Je m’étais imaginée ma ville quand elle n’était encore que village, avec les vignes et les prés qui l’entouraient. Je m’étais imaginée toute une nature sans voitures, sans foule de joggeurs, cyclistes et sportifs du dimanche de toutes sortes… une nature où rien n’avait été apprivoisé. Je m’étais imaginée le silence.

    Eh ben, tu sais quoi ? Le vilain petit virus a réussi tout ce que toutes les Greta Thurnberg du monde n’auraient jamais réussi à faire : nous arrêter et faire silence! Du coup, la planète elle va se faire un lifting de 10 ans !

    C’est un des bons côtés.


    Du coup, on va devoir retrouver l’essentiel. Et le premier essentiel est peut-être d’aimer son prochain comme soi-même. De penser à son prochain tout autant qu’à soi-même. Tu n’as pas envie d’être malade ? Ton prochain non plus. Tu penses à toi… pense aussi à lui. Ton avenir peut dépendre du soin que tu prends de lui.

    Ou… le premier essentiel c’est peut-être d’obéir. Juste obéir, sans analyser, comprendre, estimer… juste faire ce qu’on nous demande de faire ou ne pas faire. Mais c’est compliqué parce qu’on est devenus si … indépendants qu’on se trouve toujours des exceptions.

    Est-ce que ça n’est pas aussi ce que Dieu nous demande, de Lui obéir, Lui faire confiance ?!? Tu trouves que tu reçois peu de Dieu, qu’il n’y a pas de puissance dans tes prières ? Est-ce que tu suis ce qu’Il demande… ou t’en fais un peu à ta tête, comme tu penses, comme tu le sens ? Tu ne dois pas sentir, tu dois obéir. Pareil avec le vilain virus !

    Et puis, il va falloir se contenter de moins… de ce qu’on estime être essentiel. Est-ce qu’on va y arriver ? Se contenter de ce qui reste dans le frigo. Se contenter de moins de shopping. Se contenter de moins de resto, bistrot, tea-room… Se contenter de moins de sorties entre amis, en famille. Se contenter de moins de sport. Se contenter de dépenser moins … et plus profiter. Se contenter de moins de futilités et découvrir enfin le véritable essentiel.

    L’essentiel. Se réjouir de ces journées qui sont si belles. On dirait même que le soleil est plus heureux, plus lumineux que jamais. Prendre le temps de voir la nature éclore, chaque jour un peu plus, chaque jour un peu plus colorée. Tendre l’oreille pour entendre les oiseaux. Ils sont heureux, eux. Personne ne les dérange… et puis, sans le bruit des voitures on n’entend qu’eux ! Quel bonheur ! …et ce calme ! Tu as entendu ce calme ? Je vais vite m’y habituer, c’est sûr. Déjà la moindre voiture qui passe me heurte les oreilles !!!

    L’essentiel, ne rien faire… juste être.

    L’essentiel, découvrir que l’autre existe et qu’il te manque, que nos relations sont essentielles.


    L’ESSENTIEL : DIEU, mon refuge, ma forteresse. Dieu ma force, mon consolateur. Dieu, l’Eternel qui me donne rendez-vous chaque jour. Dieu qui continue à soutenir Sa création. Dieu qui ramène chaque saison en son temps et qui nous montre par là Sa fidélité.

    Dieu qui semble avoir appuyé sur « pause » dans nos vies trépidantes pour qu’on puisse avoir une chance de voir l’Essentiel. Le voir.

    Vas-tu Le voir ?


    « Souvenez-vous des premières choses de jadis. Car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre ; je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi. »Esaïe 46.9