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Je suis là
« Mamie !!! »
« Je suis là ! »
« Ah ! »
Une nuit de plus où il m’appelle mon petit loulou no 1 en vacances chez nous pour la semaine.
Une nuit de plus où il m’appelle juste pour vérifier que je sois bien là, pas trop loin de lui (des fois que mamie ait fugué. LOL).
Il a besoin d’être rassuré. Juste ça : rassuré. Rien de plus et il se rendort.
Il a besoin de savoir de façon concrète qu’il peut me faire confiance. Il a besoin de tester ma fidélité. Alors, la nuit, il m’appelle, juste une fois pour savoir si je suis bien là où j’ai dit que je serai. Il a besoin de ça pour vaincre ses peurs, besoin de savoir que je fais ce que je dis et qu’il peut compter sur moi.
Et moi, j’y tiens à sa confiance, même si ça me coûte de devoir me lever la nuit. Parce que sa confiance, elle est précieuse pour moi. Elle peut vite être perdue et je sais que ça peut être long à récupérer.
Alors, la nuit, à son premier appel, je lui réponds aussi fort qu’il m’appelle : « Je suis là ! »
Moi aussi j’ai besoin d’être rassurée. Moi aussi je marche à la confiance. C’est un peu mon baromètre relationnel. J’ai besoin de faire confiance à ceux qui m’entourent pour vivre paisiblement. J’ai besoin de le vivre de façon concrète. Je n’aime pas les mots juste dits comme ça ou les belles paroles qui n’aboutissent à rien. J’ai besoin que ma confiance s’appuie sur des actes. Parce que ma confiance je la sais fragile : elle peut se casser très vite … et ça met du temps à être restauré.
« Jésus ! »
« Je suis là ! »
« Ah ! »
Comme mon petit loulou no 1, souvent je l’appelle au secours (souvent mais pas assez).
Comme mon petit loulou no1, j’ai besoin de savoir que Jésus est près de moi, avec moi. (Il me faut l’appeler plus souvent)
J’ai besoin de le savoir non pas de façon abstraite, mais j’ai besoin de le voir agir dans ma vie, dans mon quotidien. Par des actes. Et Il le sait.
J’ai besoin qu’elle soit solide ma confiance, pour vaincre mes peurs (c’est fou comme il y en a toujours !).
Alors chaque jour un peu plus, j’apprends à faire confiance à Dieu. Et je le vois, particulièrement ces derniers temps… concrètement.
J’ai oublié le pain… il met une boulangerie sur ma route.
J’ai besoin de repos… il me déplace un rendez-vous.
J’ai besoin de rire… il me met dans des situations cocasses.
J’ai besoin d’encouragements… je reçois le message d’une amie.
J’ai besoin d’air… il programme le soleil !
J’ai besoin d’être rassurée… je reçois juste le téléphone que j’attends depuis si longtemps.
Chaque jour, Il répond. Chaque jour, Il est là, chaque jour Il pourvoit, quels que soient mes besoins. Il Lui arrive même de changer mes circonstances et de me surprendre. (Ah ça… j’aime tellement Ses surprises divines !!!)
Il agit, pas forcément toujours où je l’attends, mais où Il a décidé que c’était important pour moi. Et c’est tellement mieux comme ça !
« Recommande ton sort à l’Eternel, mets ta confiance en lui, et il agira. Psaume 37.5
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Retour au P’tit Bois
Tu te souviens du « P’tit bois derrière chez moi » ?
Je n’y étais plus retournée depuis … trop longtemps.
Pour un temps, j’ai préféré les berges romantiques des bords de l’eau plutôt que l’ombrage épais de ses arbres. Et puis, on m’avait dit que quelqu’un y avait vu le loup et du coup, j’ai remis ma couronne de reine des peurs.
Et il n’y a pas que dans les bois que j’ai remis ma couronne : une fatigue persistante, des douleurs vagabondes, des muscles tendus, des doutes sur mes capacités, mon âge …
Et l’oiseleur s’est fait un malin plaisir à me prendre dans son filet.
A tel point que j’ai passé une nuit aux urgences avec de vrais symptômes… et rien de déclaré. Un menteur avait empoisonné mes pensées.
Ça m’a servi de leçon et rassurée finalement.
Mais le jour d’après, c’est la migraine qui s’est invitée pour m’assommer. J’aurais pu ne pas bouger, rester paralysée. Mais étonnamment, par je ne sais quel coup de boost (ou plutôt oui, je sais par qui…), j’ai décidé de ne pas me laisser faire.
J’ai mis mes baskets, juste elles et moi. Pas d’écouteurs à mes oreilles pour me distraire ou m’empêcher de penser. Et je suis partie dans le p’tit bois pour régler mes comptes avec mon Créateur. Je n’arrivais plus à le rejoindre, à le retrouver. Mes pensées étaient prises par tant d’autres choses tordues et je voulais savoir pourquoi.
Je n’avais aucun objectif, juste arriver jusqu’où j’aurai pu, même 100 mètres, puis faire demi-tour. Parce qu’il faut dire que ça n’est pas tout plat dans mon p’tit bois et que ma forme physique était à -0. Mais je voulais juste le faire… me mettre en marche et passer à autre chose.
J’avais juste oublié comme il pouvait être beau le p’tit bois !!!
Il était plus vert, plus dense, plus enveloppant que dans mes souvenirs. Il faisait pour moi comme un cocon où je me sentais accueillie, bienvenue, protégée.
Tout était au rendez-vous : le soleil à travers le feuillage, les ruches colorées, les lianes accrochées très haut comme si Tarzan était passé par là, la petite maison dans les bois, les arbres amoureux …
J’avais raté la saison des perce-neige, celle des pervenches, et le muguet arrivait au bout. Tant pis. J’ai fait un bouquet de tout le reste et même du muguet.
Et puis, soudain, j’ai reconnu le virage, celui où, en général, je fais demi-tour pour redescendre. Ils avaient dû raccourcir la route parce qu’il a été là bien plus vite que je ne pensais… et sans efforts !!!
En fait, alors que je me croyais faible, sans forces, fatiguée, j’étais arrivée bien plus haut que ce que je pensais !!!
Première victoire sur mes peurs au sujet de ma forme !!!
« Te revoilà enfin, Milvia ! »
Lui aussi était là. Il m’y attendait. A la montée déjà, j’ai commencé à sentir Sa présence.
Je pensais que ce qui me coupait de Lui était le péché. J’ai cherché de ce côté-là, mais Il m’a fait vite comprendre qu’en réalité, c’étaient mes peurs qui mettaient une barrière entre Lui et moi.
Lui, c’est le Prince de Paix, pas de la peur.
Petit à petit, sans m’en rendre compte, les circonstances aidant, j’avais échangé ma couronne de paix contre la couronne des peurs. Et c’était pas bon.
Alors, fière de ma première victoire et de ce que j’avais compris, en redescendant, je L’ai laissé changer ma couronne des peurs, contre Sa couronne à Lui, celle de la Paix.
Et toi, quelles sont tes peurs ?
« L’eau nous noyait complètement, un torrent nous entraînait, et l’eau bouillonnante passait sur nous.
Merci au SEIGNEUR ! Il ne nous a pas laissés comme une bête entre leurs dents.
Mais comme un oiseau, nous avons pu nous sauver du filet des chasseurs, le filet s’est déchiré, nous nous sommes sauvés.
Notre secours, c’est le SEIGNEUR lui-même, qui a fait le ciel et la terre. » Psaume 124.4-8





