-
Le regard de David
Voilà, après une petite pause, j’ai repris mes pinceaux. La saison s’y prête, et mon emploi du temps aussi.
Je me suis demandé par quoi recommencer, quelle est ma zone de confort, celle qui va me permettre de me remettre en confiance ?
Qu’est-ce qui m’inspire aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’ai envie d’explorer ?Et, étonnamment… c’est les yeux, ou plutôt : le regard. Bon, je t’avoue, c’est pas vraiment ma zone de confort. Mais c’est clairement celle qui me motive en ce moment, va savoir pourquoi !
Qu’est-ce que l’œil regarde ? Et surtout… qu’exprime-t-il ?
Parce que peindre un regard, c’est pas si simple. C’est subtil. Tout est dans les détails, dans les nuances : une lumière trop forte, un point blanc mal placé, une ligne trop courbe — et l’expression change.
Explorer un regard, c’est un peu comme explorer le cœur. On ne triche pas avec les yeux.
La bouche peut dire une chose… eux racontent le fond du cœur.Ne dit-on pas qu’ils sont le miroir de l’âme ?
Un regard, c’est raconter une histoire… sans la montrer.
Alors si je devais peindre ton regard, là, maintenant… que raconterait-il ? Quelle histoire cachée voudrait-il me dire ?
Est-il tourné vers le soleil qui se lève sur une journée pleine de promesses ?
Ou fixé sur un géant devant toi ?Y a-t-il cette petite lumière qui brille, celle d’un cœur léger, joyeux ?
Ou est-il assombri par un Goliath qui se dresse à l’horizon ?Que regardes-tu ?
Et surtout… comment le regardes-tu ?Avec les yeux de Saül, le géant sera invincible. Ton regard se baissera, tes paupières s’alourdiront… Et tu te sentiras vaincue avant même d’avoir essayé, parce que tu ne verras que la taille du géant.
Mais si, d’un simple coup de pinceau, on changeait ton regard pour lui donner l’éclat du vainqueur ?
Ce regard qui ne fuit pas.
Qui regarde droit devant.
Ce regard de guerrière qui voit le problème sans le nier.Parce que…
Ton Goliath n’est pas trop grand pour toi.
Il est trop grand pour que tu le manques.Ton Goliath n’est pas trop grand.
Il est exactement à la bonne taille pour ta fronde.Et surtout…
Ce n’est pas toi qui te bats seule. Dieu combat pour toi.Alors regarde-le comme David.
Droit dans les yeux.Prépare ta fronde.
Prépare ta prière.
Vise juste.C’est Dieu qui arme ton bras.
Ne fuis plus.
Affronte-le.Tu n’es pas seule.
Ton Roi est avec toi.C’est ce regard-là que je veux peindre.

« Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? » Romains 8.31 -
Confiture aux pruneaux
C’est de saison : pruneaux, prunes, mirabelles, reines Claude et encore toutes celles que je ne connais pas !
Un jour, je me suis retrouvée à faire de la confiture avec …. 23 enfants. Oui, oui : 23 !
C’était dans la classe de ma fille. Elle a eu l’idée de faire de la confiture avec ses élèves de 2H. Du coup, elle avait besoin de la Betty Bossi de service pour lui donner un coup de main avec ses 23 petits de 5-6 ans !
Je me suis retrouvée dans une pépinière de petits hommes et femmes que Dieu a imaginés depuis longtemps. Mais quelle variété ! Je les regardais et me disais qu’à cet âge-là, ils sont encore bien proches de ce que Dieu a voulu créer en chacun d’eux. Et ce qui m’a surprise, c’est que, déjà, nettement, on pouvait discerner leur personnalité. A cet âge, Ils n’ont pas encore eu le temps de maquiller leurs émotions, leur cœur, leurs désirs. Ils sont encore vrais, nature !
Il y a chez une, la douceur. Chez l’autre déjà un étonnant esprit de service. Chez un autre, la naïveté, la rêverie. Il y a celle qui s’applique à couper ses pruneaux tout petits et l’autre pour qui, plus c’est gros, plus ça ira vite. Et puis, il y a celui qui s’émerveille de trouver un noyau dans chaque pruneau, comme un jouet dans un Kinder suprise !
Mais déjà, si petits, on peut discerner chez l’un l’esprit rebelle, chez l’autre la séduction, chez une autre ou un autre… des traces de blessures, déjà ! La vie les a déja pris dans son filet et peu à peu, ils vont apprendre à maquiller leur coeur, à mettre des masques.
Les confitures finies, il y a eu le cercle de la fin où ils se sont assis autour de leur maîtresse qui leur a posé une question : « De quoi êtes-vous fiers aujourd’hui ? » Ils semblaient tous fiers d’avoir été à la piscine le matin même, mais de cette fierté d’ enfants, qui ne cède rien à l’orgueil… juste fiers !!!
Je me suis surprise à me poser la même question : « De quoi es-tu fière, Milvia ? »
Difficile question en fait… Si tout me vient de Dieu, de quoi puis-je être fière ?
Si je devais dire de quoi je ne suis pas fière, je crois que ce serait plus facile. Mais de quoi suis-je fière sans que cela engendre tout de suite de l’orgueil ?!?
Après réflexion, et bien, je crois sincèrement que je suis fière d’appartenir à Dieu, je suis fière d’être greffée à Jésus et je suis particulièrement fière lorsqu’il m’utilise pour le servir ! Je suis fière d’être un vase d’argile qu’il façonne à sa guise et je me réjouis de l’œuvre finale que je vais être !
Et toi, de quoi es-tu fière ?
« Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Eternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Eternel. » Jé 9 : 24





