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Tout est possible
J’ai quand même un peu de peine à comprendre comment je peux me coucher en pleine forme et me réveiller le lendemain matin avec l’impression d’avoir passé sous un train. J’ai mal partout : de la tête aux pieds, de la peau aux os. Je découvre même des parties de mon corps que je ne connaissais pas… et ça, juste parce que j’ai dormi ?!?
Difficile de me lever dans ces conditions. Surtout difficile d’en avoir envie. Et pourtant, je sais que le mouvement et la position verticale vont rééquilibrer le tout. Mais le pire, ça n’est pas tellement toutes ces douleurs dans mon corps. Le pire c’est cette petite voix qui profite de mon état de faiblesse pour me dire que : « C’est normal, vu ton âge. Arrête-toi. Laisse tes rêves et tes promesses. Tu cours après le temps… et lui est passé. Trop vieille pour tout… » Trop âgée pour servir Dieu ?!?!?
Mais heureusement, mon Dieu veille sur moi, même pendant la nuit. Et ce matin je me suis levée avec ce chant en tête : « Je suis née pour te louer… ». Plus fort que mon état d’esprit, il trottine dans ma tête et derrière moi. Plutôt devant, je devrais dire, parce qu’il m’ouvre le chemin du possible : il y a tant de façons de louer Dieu… et tant de façons qui ne dépendent pas de l’âge.
Mon contre-douleur était déjà disponible dès mon lever. Alors aujourd’hui, je veux louer le Seigneur de m’avoir créée telle que je suis : parfois faible, parfois forte. Je veux Le louer parce que dans toutes mes détresses, Dieu a déjà prévu le moyen de m’en sortir. Je veux Le louer parce que la vie est si belle quand on Le suit, Lui. Et je veux Le louer parce qu’Il n’y a pas d’âge pour Le servir, souviens-t-en.
Ce matin, encore, Il m’a rappelé Sarah, Naomi, Élisabeth … qui ont vu leur destinée s’accomplir sur le tard. Malgré leurs corps âgés, usés, douloureux, leurs promesses se sont accomplies. Non pas par leurs propres forces, mais parce que le Dieu de l’impossible y veillait.
Non, mon amie, tu n’es pas trop « vieille » pour accomplir ta destinée. Tu n’es pas trop « vieille » pour voir tes promesses se réaliser. Tu n’es pas trop « vieille » pour avoir des rêves et les voir s’accomplir.
Si ton Dieu est le Dieu de l’impossible alors, il te suffit d’y croire.
« Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. » Matthieu: 19.26
« Sara devint enceinte, et elle enfanta un fils à Abraham dans sa vieillesse, au temps fixé dont Dieu lui avait parlé. » Genèse: 21.2
« Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. » Luc: 1.36
« Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t’aime, l’a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils. » Ruth: 4.15
« C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Psaumes: 103.5
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Ca dépend de moi
« S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » Romains 12.18
Et voilà, c’est dit. Je dois aspirer à la paix, sauf que, souvent, de garder la paix ça me demande tellement d’effort que j’ai juste envie de la guerre ! J’ai envie de vengeance, j’ai envie d’attaquer, de riposter, j’ai envie de critiquer, de me justifier… parfois de couper l’autre en petits morceaux tellement ça m’énerve !!!
Mais voilà, ce n’est pas ce que Dieu me demande. Ce n’est pas son commandement et ce n’est pas ce qui réjouit son cœur.
Mais franchement, ça me demande un effort surhumain de retourner vers celui ou celle qui m’a offensée, de reprendre contact avec celui ou celle qui m’a tellement déçue, de pardonner alors qu’aucune demande de pardon ou même d’excuses ne m’est arrivée… ça dépend de moi…
Je dois aspirer à la paix avec tous… et pas seulement avec ceux qui me sont sympas. Mais que d’acceptation ça me demande, que d’orgueil refoulé, de blessures à oublier… ça dépend de moi…
Je dois aspirer à la paix avec mes frères et sœurs… parce que c’est là que c’est souvent le plus difficile et que ça fait le plus mal… ça dépend de moi…
Je sais bien que la paix va dépendre de moi, de ce que je vais riposter, de ce que je vais faire de l’offense, de comment je décide de continuer cette relation décevante…
Ça dépend de moi de laisser mon besoin de reconnaissance céder la place au besoin de reconnaissance de l’autre… ne pas garder l’offense.
Ça dépend de moi et de mon désir de plaire à Dieu. Ça dépend de moi et de mon désir de Lui obéir…
« Pour autant que ça dépende de toi, Milvia, sois en paix avec tout le monde. » Et zut !!! Seigneur, seule, sans toi, je ne vais pas y arriver. C’est un peu comme grimper l’Everest sans entraînement !!! Mais, avec toi, Seigneur, je veux bien essayer. Et c’est bien parce que je t’ai, toi, que je vais y arriver. Toi, qui nous as donné ce ministère de réconciliation, avec le Père, avec moi, avec les autres. Alors, c’est pour t’honorer et te glorifier que je choisis de… m’oublier !
Je vais le faire aussi parce que je sais qu’une belle victoire m’attend. Je sais que mes amitiés les plus solides, les plus sincères, les plus productives, mes plus belles réussites, mes « décollées » ont souvent été celles qui sont passées par le feu. Alors, oui, c’est ton Royaume que je vais chercher.
« Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Luc 12.31


