• Avec lui

    Un p’tit week end en amoureux

    On en revient tout juste de notre grand week-end en amoureux. On en revient heureux.

    C’était l’occasion de fêter nos looongues années de mariage. Toute une vie à deux en fait. On s’est connus comme des enfants et on se retrouve… grands-parents. Et entre deux, toute une histoire. Mais ça n’est pas sur cette histoire que je veux m’attarder, mais juste sur le week-end à deux.

    Comme toujours, je suis partie sans attentes. Je le laisse organiser le tout. Il fait ça très bien et moi, j’aime me laisser surprendre.

    Loin de notre quotidien, de nos habitudes, de nos horaires, de nos fausses contraintes, on a juste pris le temps de visiter, de regarder, de s’arrêter. Parfois de parler et parfois de se taire. On a redécouvert qu’on aime les mêmes choses, les mêmes repas, les mêmes cafés. Que marcher à deux, c’est mieux, et que quand je suis fatiguée, c’est lui qui me tient la main et me soutient.

    On a juste pris le temps de se retrouver pour juste être ensemble, sans polémiques, sans revendications, sans attentes divergentes… et laisser la tendresse prendre toute la place. C’était simple et c’était bon.

    Et si avec Dieu c’était pas plus compliqué que ça ?

    Depuis quelque temps, je réalise que souvent, j’attends beaucoup de Dieu. J’attends qu’il réponde à mes prières, qu’il me simplifie la vie, qu’il me parle tout le temps. Et du coup, par habitude, je me dis (à tort) que de son côté, Il a forcément des attentes de ma part.

    Alors, je m’en veux lorsque je reste silencieuse dans mon cœur et ne lui dis rien ou ne lui dis pas tout… parce que parfois, je n’ai pas envie de parler.

    Je m’en veux lorsque je ne fais rien pour Lui, ou ne parle pas de Lui.

    Je m’en veux lorsque je bois le café avec une amie qui aurait tant besoin de le connaître et que ma bouche reste fermée.

    Mais si connaître Dieu c’était bien plus simple que ça en fait ? Si ça n’était pas que les mots, les confidences, les « vouloir à tout prix en parler » ?

    Parce que, finalement, Lui, Il sait déjà tout de moi. Il connaît les soupirs même de mon cœur et Il peut tout. Il sait mes besoins, mes attentes, mes déceptions, mes désirs… mes silences.

    Et si connaître Dieu ça pouvait aussi être simple ? Simple comme un voyage en amoureux ?

    Juste se promener dans cette vie en sachant qu’Il a tout organisé…

    Juste prendre Sa main lorsque la route devient longue et épuisante…

    Juste être ensemble, sans attentes, sans paroles, sans exigences…

    Juste être avec Lui et laisser Sa tendresse prendre toute la place…

    Et si connaître Dieu c’était juste Dieu avec nous, parmi nous ?

    « Cessez et reconnaissez que je suis DIEU ! » psaume 46.10

  • noel

    Dans la crèche

    Noël approche est à la porte et comme je t’avais dit que je voulais installer la crèche en premier, cette année, alors, voilà, c’est fait depuis un bon tout de temps !

    J’ai sorti la crèche que j’ai construite moi-même dans un moment d’inspiration architecturale pendant la pandémie, avec du matériel recyclé venu de je ne sais plus où. Elle a bien tenu et je la trouve plutôt jolie.

    Bon, il a quand même fallu faire un peu de ménage sur le sol de l’étable qui était encombré de restes de mousse séchée et de paillettes périmées, et j’ai gratté aussi des vieux restes de colle épaissie pour que tout soit fin prêt à accueillir les santons.

    Puis, délicatement, un à un, j’ai ressorti les personnages de leur sommeil annuel passé dans un carton rempli de paille afin d’amortir les chocs éventuels.

    Tout y est… et je n’y avais jamais vraiment prêté attention. Tout y est : l’histoire de l’Enfant est déjà là, écrite par les personnages mêmes.

    Il y a le père nourricier, Joseph, et la mère, Marie, comme pour me rappeler que Dieu est à la fois Protection paternelle et Tendresse maternelle.

    Devant eux, le nouveau-né, leur premier-né : nouveau-né de Dieu Lui-même, nouvelle création, nouvelle chance, Fils unique.  (Col.1.15-18)

    D’un côté, comme le veut la tradition, se tient le bœuf, porteur du joug, qui semble me dire que, tout comme lui, cet Enfant devra un jour porter un fardeau, mon fardeau. Il portera ce joug à ma place pour me libérer et m’affranchir.

    Face à lui, l’âne attend avec patience le moment où l’Enfant-Roi le choisira pour entrer à Jérusalem et l’accompagner vers Sa destinée. (Zac 9.9)

    La place commence à se faire rare (trop petite ma crèche), alors, je tente tant bien que mal d’y installer encore les mages venus d’Orient. Trois, en a-t-on déduit, au vu des trois cadeaux dont la Bible parle. Comme la triple royauté de Jésus : Prophète, Prêtre et Roi.

    A proximité, dans ce qui est censé représenter des prés, je place les bergers et leurs brebis. Un jour, cet Enfant aussi sera berger, le Bon Berger, notre Berger qui nous guidera sur Son chemin … (Jean 10.14)

    Et puis, répartis aux alentours, veillant de près et de loin (sur les étagères du salon en fait), voilà les anges. Son armée est là pour veiller sur le Fils du Dieu Très Haut. Son armée est là pour L’honorer et pour répondre « présent » à l’appel. ( Luc 2.13)

    Il ne reste plus que l’étoile, celle que les mages ont suivie, celle qui a illuminé cette nuit-là. Celle qui illuminera la route que j’ai un jour choisi de suivre. (Esaïe 9.1)

    Tout est là… l’avais-tu remarqué ?

    Je te souhaite un très, très joyeux Noël à la mesure de la Bonne Nouvelle qu’il apporte !

    Affectueusement

    Milvia

    « Un enfant est né pour nous, un fils nous est donné. Il a reçu l’autorité d’un roi. On lui donne pour nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix.

    Il étendra son autorité et assurera une paix sans fin. Il occupera le siège royal de David et dirigera son royaume. Il l’établira et le rendra solide en faisant respecter le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours. Voilà ce que le SEIGNEUR de l’univers fera à cause de son brûlant amour. » Esaïe 9.5-6