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La tempête
Là, aujourd’hui, j’ai la concentration d’un poisson rouge. La faute au Covid. Eh oui, il nous a rattrapés, mon Hervé et moi !
Arrivé on ne sait pas trop comment, sournoisement, toujours par relations interposées (bien sûr, c’est ce qu’il fait de mieux !), il nous a arrêtés, cloués au lit (moi en tout cas) et isolés de notre famille, de nos amis, de nos projets (encore une fois !!!). Il va falloir que je m’y fasse… à tous ces changements brusques.
C’est l’épreuve et elle n’avertit pas quand elle se pointe. Elle vient alors qu’elle n’est pas invitée, s’assied à ta table et t’impose ses restrictions.
C’est la tempête dont nous parle Matthieu : « La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s’est abattue sur cette maison… »
La même tempête pour tout le monde, la même épreuve provoquée par le même virus, à l’affût, aux aguets, prêt à nous sauter dessus.
Mais il y a une chose qui fait la différence, c’est sur quoi ta maison est construite, sur quoi ta vie est basée : les fondations.
« Ça change tout ! » m’a répondu mon mari quand je lui ai demandé leur importance.
Oui, ça change tout ! Si tu t’appuies sur un sol solide, sûr, éprouvé sur des valeurs éternelles, ou si ce qui bâtit ta vie n’est qu’idées fugaces, sable sans fondement, sans appui solide, sans fondations…
Ça change tout en quel dieu tu crois et ça change tout ce que tu crois de ton Dieu.
Ça change tout de reconnaître que Dieu est tout puissant, qu’Il est encore le Dieu qui guérit, de savoir qu’Il est à tes côtés dans ta tempête… et qu’Il le sera jusqu’au bout !
Ça change tout de mettre en pratique ce qu’Il dit et non pas d’en faire un dieu absent, lointain, distant, voire indifférent.
Ça change tout de croire et affirmer que Jésus est Dieu, ni plus ni moins, et qu’Il est encore là pour guérir, relever et fortifier le faible.
Ça change tout de lui faire assez confiance pour pouvoir juste se blottir dans Ses bras… et attendre…
« Ainsi, quiconque écoute ce que je viens de dire et le met en pratique sera comme un homme intelligent qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s’est abattue sur cette maison, mais elle ne s’est pas écroulée, car ses fondations avaient été posées sur le roc.
Mais quiconque écoute ce que je viens de dire et ne le met pas en pratique sera comme un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les rivières ont débordé, la tempête s’est abattue sur cette maison et elle s’est écroulée : sa ruine a été complète. »
Matthieu 7. 24-27
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Recule de deux pas…
Des jours et des jours qu’il est devant moi, ce tableau. Des jours que je le regarde et que je me demande ce qui ne marche pas ! Parce qu’il a vraiment quelque chose qui ne joue pas, un truc qui me dérange… mais je n’arrive pas à trouver quoi !!!
Les couleurs ? pourtant jolies, lumineuses…
Les contrastes ? Ben… contrairement à mes habitudes, c’est pas trop mal.
Les ombres ? non plus pas…
Je le regarde, encore et encore … quelque chose cloche !
Et puis soudain, ça y est ! Le flash, le déclic, l’illumination ! J’ai trouvé : c’est la perspective !!!
C’était raté dès le départ en fait : ma ligne d’horizon n’était pas au bon endroit et ma vision en est toute faussée, mon regard pas dirigé au bon endroit !!!
Faut refaire…
Parfois, l’épreuve aussi te fausse la vision. Elle arrive d’un coup, traverse ta vie et remplit ton horizon. Elle prend toute la place. Dur, dur, du coup de détourner son regard. Elle capte tout.
Comme pour mon tableau, il faudrait pouvoir faire deux pas en arrière pour la regarder avec un peu de recul. Attendre quelques jours, s’en détacher un peu pour peut être la voir un peu différemment.
L’épreuve. Reculer de deux pas pour réaliser qu’elle est peut être là pour t’emmener là où par toi-même tu n’irais jamais parce que tes désirs sont parfois plus forts que les plans de Dieu.
L’épreuve. Elle est peut-être là pour te former, te redresser, te corriger, te faire sortir de tes plans pour entrer dans ta destinée divine.
L’épreuve. Elle peut t’arrêter parce que ta route était trop large et pas la bonne, pas le chemin étroit de Dieu.
Et puis, tu sais comme notre volonté peut parfois être de fer et nos désirs si forts … mais est-ce qu’ils sont bien de Dieu ?!? Notre orgueil est parfois si bien caché qu’il n’y a que le brisement pour en venir à bout.
Souviens-toi de Joseph. Oui, oui, celui de la Bible, l’enfant gâté, le préféré de son père. Celui qui avait des songes et s’en vantait… pour finir dans un puit, puis esclave et emprisonné jusqu’à ce qu’il soit là où Dieu le voulait. Jusqu’à ce qu’il soit là où sa destinée devait s’accomplir. C’est sûr que depuis la maison de son père, l’horizon n’était pas le même…
Alors, l’épreuve… si tu pouvais reculer d’un ou deux pas…
« Mes frères et mes sœurs chrétiens, quand vous rencontrez des difficultés de toutes sortes, soyez très heureux. Vous le savez, si votre foi reste solide dans les difficultés, celles-ci vous rendent plus résistants. » Jacques 1.2-3« Ces difficultés servent à montrer la qualité de votre foi. L’or peut s’abîmer, pourtant on le met dans le feu, pour voir s’il est pur. C’est pareil pour votre foi. Elle est plus précieuse que l’or, mais elle aussi est mise à l’épreuve. Alors, quand Jésus-Christ paraîtra, vous recevrez honneur, louange et gloire, à cause de la qualité de votre foi. » 1 Pierre 1.7




