• Quand j'ai le blues

    Take a break

    Ça fait des années que la petite carte est affichée dans ma cuisine.

    Tu t’y habitues en fait. Et un jour, elle te fait de l’œil et te rappelle que tu as besoin de repos.

    Oups…

    Les 6 premiers mois de l’année ont été plus qu’intenses et si la petite carte ne m’avait fait de l’œil, je n’aurais pas réalisé à quel point j’étais … fatiguée.

    Épuisée, un peu comme Eli.  Épuisée comme les disciples à qui Jésus conseille de se mettre à part (Marc 6.3). Fatiguée comme Jésus lui-même sur le chemin de Samarie (Jean 4.6). Parce que notre nature humaine est ainsi faite : elle s’use et a besoin de repos après des temps de labeurs spirituels, physiques ou émotionnels. Même le jour a besoin de la nuit pour récupérer, c’est une loi naturelle instaurée par le Créateur lui-même. Et s’Il l’a décrété c’est qu’il y a une bonne raison.

    Faire une pause. Prendre le temps, s’arrêter… mais le temps pour faire quoi ?!? Parce que je dois reconnaître que si j’ai le temps, j’ai été programmée pour en faire quelque chose, sinon c’est du temps… perdu ! ( Re-oups… ne serait-ce pas encore une fausse idée à déprogrammer ?)

    Oser s’arrêter. Pourquoi c’est si dur en fait !?!

    Je n’avais pas bien prêté attention à la suite de la phrase…

    Dieu m’attend

    Dans ma programmation, il me fallait chercher Dieu. Faire, faire et encore faire.

    Mais non… Il est déjà présent et Il n’attend que moi. Pas besoin de Le chercher, pas besoin de Lui téléphoner, de L’appeler, de Lui envoyer des e-mails ou des SOS désespérés. IL EST DÉJÀ LÀ… et Il m’attend, calmement, patiemment.

    Il m’attend dans chaque septième jour, comme Il l’a lui-même instauré. Il m’attend dans chaque temps de pause que je veux bien m’accorder. Il m’attend tout le temps … et Il est patient.

    A force de courir après plein de choses, on a même pris l’habitude de courir après Dieu. Mais Il est fidèle et est déjà et toujours présent pour moi, pour toi.

    Faire un break, juste un temps, un jour, deux jours, une semaine … ou plus. Juste un temps pour ne rien faire. Juste un temps pour se laisser faire. Un temps pour être bénie et réapprendre à aimer, à aimer Dieu, à aimer La vie, ta vie… et les autres.

    Un temps pour obéir à Dieu et s’arrêter.

    « En six jours, j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent. Mais le septième jour, je me suis reposé. C’est pourquoi, moi, le SEIGNEUR, j’ai béni le jour du sabbat : ce jour est réservé pour moi. »

    Alors que je réfléchissais à ce texte, voici un message que j’ai lu sur facebook :

    Dans la vie chrétienne, il y a des moments où…

    Ce n’est pas que que vous êtes faible !

    Ce n’est pas que vous manquez de foi !

    Ce n’est pas que vous n’êtes pas assez spirituel !

    Ce n’est pas que Dieu vous a abandonné!

    Ce n’est pas que vous n’êtes pas à la hauteur !

    Ce n’est pas que vous êtes dans le péché !

    Ce n’est pas que vous avez un grave problème !

    Ce n’est pas un manque de consécration !

    C’est juste… que vous êtes fatigué !

    Il y a des moments où il faut savoir se reposer !

    Dire « non » !

    Dire « stop » !

    Remettre à plus tard !

    Arrêter de faire passer tout le monde avant soi !

    Alors, dans ces moments, ne vous laissez accuser par personne !

    Ni par le diable, ni par les gens, ni par vous-même !

    Quelqu’un a besoin de ça aujourd’hui ?

    Claude/CJP

  • Dans mon jardin

    Comme un arbre

    Me voilà de retour dans mon petit coin d’été.
    Ici le temps semble s’éterniser. Tout est calme, reposant, même le mot « stress » semble disparaître un peu plus tous les jours de mon vocabulaire. 
    Dans le jardin, les pins ont la place belle. Forcément, c’est une pinède et c’est leur territoire.  On apprécie leur forme élancée, leur odeur et l’ombre qu’ils nous offrent lors des chaudes journées d’été.
    Mais ils ont aussi quelques inconvénients : leurs racines ont tendance à tout coloniser et à appauvrir le sol. Un peu tout de ce que nous avons voulu planter, à la longue, met beaucoup de temps à pousser, voire meurt. Leurs aiguilles tombent en quantité innombrable sur la terrasse lors des journées de grand vent, les pives géantes s’écrasent avec fracas sur le toit et les gouttes de sève pleuvent grassement sur la table de jardin. Rien que ça !
    Ah j’oubliais… les dallages se fendent sous la poussée de croissance de notre arbre favori !
    Ah lui… c’est un peu parce que je suis tombée sous son charme que nous avons choisi ce lieu. Il avait une taille raisonnable, nous faisait de l’ombre au bon moment et au bon endroit et il donnait du cachet au lieu… et il était beau ! Mais sous le climat serein de la région, et au bout de 13 ans que nous le côtoyons, eh bien … il a bien pris de l’importance.
    Il a finalement fallu se décider à l’abattre parce qu’il prenait vraiment trop de place. Il était même un danger en cas d’incendie de forêt.
    Chose faite, on s’attendait à trouver la place toute nue, vide, désertique. On pensait qu’il nous manquerait.
    Mais… oh surprise … Il ne manque pas du tout à la beauté du décor !!! Au contraire, tout est soudain plus clair, dégagé, aéré, comme libéré d’une certaine lourdeur ! Tout semble plus vert, plus joyeux… et ça nous laisse de la place pour de nouveaux projets. Et on aime ça chez nous, les projets !
    Un peu comme tous ces arbres dans nos vies qui nous semblaient beaux et utiles un certain temps mais qui, à la longue, deviennent encombrants, voire envahissants.
    Combien d’arbres dans nos vies a-t-on de la peine à abattre ?
    Combien de petites choses qui nous semblent insignifiantes, voire utiles et qui grandissent sans qu’on s’en rende compte faisant, à la longue, de l’ombre dans nos cœurs ?
    Combien de douleurs, de blessures, d’offenses installées dans nos décors et qui nous empêchent de voir plus loin, plus haut ?
    Combien de routines, de « il faut que … » « je dois… » font grandir l’arbre de l’impossible ?
    Combien de fois t’es-tu dit « C’est comme ça, on ne peut rien changer. » ?
    As-tu oublié que Dieu est le Dieu de l’impossible ?
    As-tu oublié que ce qui est impossible aux hommes, à toi, à moi, est possible pour Dieu ?
    As-tu oublié que son Esprit a besoin d’espace et de liberté pour souffler dans ta vie ?
    Ne voudrais-tu pas abattre certains arbres dans ton cœur, certaines habitudes, certaines certitudes ?
    Tu sais, de temps en temps, il est bon de nettoyer la place pour laisser Dieu y déposer de nouveaux projets, de nouvelles visions, du renouveau.
    C’est le temps. Ton temps.
     
    Alors, si tu prenais un moment pour aller dans ton lieu secret, là où tu as rendez-vous avec ton Père qui est aux cieux, là où Il t’attend pour avoir un tête à tête avec toi, dans ton cœur.
    Et là, si tu lui demandais quels sont les arbres que tu dois abattre et ceux que tu peux garder ?
    Ton Père qui est là, dans ton lieu secret, t’attend.

    « Jésus leur répondit : « Ce que les hommes jugent impossible, Dieu peut l’accomplir. » Luc 18.27