Dans mon jardin

J’ai besoin d’air!

J’ai eu besoin de prendre l’air. Oh non, pas parce que j’avais des soucis ou que j’étais énervée ou je ne sais quoi de négatif. Non, juste que mon corps avait besoin de sortir, de se retrouver dans la nature et ma tête surtout,  avait besoin de ne penser à rien. (C’est fou ce qu’elle peut être active celle-là !) Alors, je suis montée dans le petit bois derrière chez moi. (En fait, c’est une très grande forêt !). Comme d’hab ‘ j’essaie de me vider la tête de tous mes projets artistiques, culinaires, amicaux, jardiniers… et autres. Toutes ces choses bonnes, certes,  mais nombreuses, trop, et qui me parasitent un peu les méninges et ma relation avec Dieu. Quand ma tête se prend plus pour Marthe que pour Marie, c’est bien que je l’aide un peu à retrouver la bonne place ! La route est large, facile. Du coup, je n’ai pas à réfléchir où poser mes pieds et comment les poser. Ça, ça va tout seul, encore heureux ! Et puis, la vue, elle, elle se résume au talus encore chauve de l’hiver, aux arbres nus, décharnés, à un peu de mousse verte par-ci, par-là et des rochers égarés par quelques vieux éboulements. Pas de vision lointaine, comme mes pensées. On continue… Et puis, je monte, je monte encore, lentement. La pente est légère, mais elle est là. Suffisamment pour  m’emmener un peu plus haut. Un peu comme mes faibles et fades prières, qui m’élèvent, malgré moi. Finalement, j’arrive à l’endroit que je m’étais fixé : un stockage de bois. Mais, si sur ma gauche sont empilés les restes de géants abattus, sur ma droite, le paysage est plus dégagé. A travers les lianes nues et les troncs déshabillés, je peux voir enfin les montagnes et la plaine. Je peux voir un bout du lac et le ciel bleu. A travers l’enchevêtrement de mes pensées usées, les lianes de mes devoirs,  mes géants très personnels, je retrouve la connexion avec Dieu. Ma prière devient plus intense. Je ressens de nouveau Sa douce présence. Je peux entrevoir Sa volonté et surtout, je ressens Son amour. La relation est ravivée. Le dialogue peut commencer. Ma tête retrouve du repos, des priorités. Mon cœur retrouve la paix, la joie et le plus précieux … Sa présence ! Comme souvent, il a fallu que je monte… juste un peu…  pour Le retrouver.   « Mon corps peut s’épuiser, mon cœur aussi, mais mon appui, mon bien le plus personnel, c’est toi, Dieu, pour toujours. » Ps 73 :26
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