• Coeur à coeur

    En restauration

    Pour la première fois depuis la création de ce blog, c’est difficile pour moi d’écrire. J’ai un peu le syndrome de la page blanche et les mots sont fuyants. Et comme j’aime écrire du vécu, des choses qui ont du sens… eh bien… je n’écris plus beaucoup.

    Quelqu’un m’a dit un jour que j’écrivais avec mon cœur. Eh ben là, il me semble que je n’arrive plus à le visiter, mon cœur, comme si la porte s’était fermée.

    Est-ce que je ne vis plus rien avec Dieu ? Est-ce que peut-être je ne sais plus Le voir dans chaque petite chose de ma vie ?!? Mon cœur se serait-il endurci ?!?

    Pourtant, je sais que mon Dieu est près de moi. Je connais Sa fidélité, je connais Sa présence, je connais même Sa voix… et Il me parle toujours… mais…

    Mais je crois que mon cœur est juste devenu un peu plus… pudique, un peu plus discret, secret, pour cause de restauration.

    C’est le temps d’une pause, le temps d’une redécouverte. Un temps d’absence de désirs pour les laisser se reconnecter à ceux de Dieu. Un temps d’introspection pour reformuler mes motivations.

    Celui que j’aime, Jésus, a ouvert grand Ses bras devant la porte de mon cœur afin de le garder,  le temps d’un tête à tête, Lui et moi.

    « O Dieu, regarde jusqu’au fond de mon cœur, et sache tout de moi. Mets-moi à l’épreuve, reconnais mes préoccupations profondes. » Psaume 139.23

    PS. Au fait, juste le fait de te parler de mon cœur… il me semble que c’est reparti non ?!?

  • Coeur à coeur

    Bleu indigo

    J’ai besoin de bleu, de ce bleu presque noir, le bleu indigo. Dans ma palette de peintre, il est mon indispensable. Celui dont je peux difficilement me passer. Sauf que… il a un grand défaut à mes yeux, mis à part le fait qu’il tache tout ce qu’il touche, c’est qu’il a tendance à se mettre sous pression.

    Eh oui… il doit être susceptible ou peut-être rancunier le bleu indigo ! C’est comme s’il gardait tous ses ressentis, toutes ses émotions négatives, ses frustrations, ses « ratés » et qu’au moment où je dévisse son petit bouchon… eh ben, tout ressort d’un coup ! Plutôt que d’avoir une petite touche de bleu indigo sur ma palette, j’en ai bien plus que ce que je voudrais… et surtout là où je ne voudrais pas.

    Il déborde, comme des émotions trop retenues à force de blessures cachées, de pardons non donnés ou non reçus, de passés non visités.

    Il déborde comme un cœur, qui ne se laisse pas conduire, consoler, rafraîchir par la main de l’Artiste.

    Il m’arrive de devoir le laisser de côté mon bleu, le temps qu’il déverse son trop plein.

    Nos cœurs aussi ont parfois besoin d’être mis de côté, à part, emmenés au désert, tout seuls.

    Le désert c’est juste un temps de tête à tête ton cœur et toi d’abord. Toi et tes blessures. Toi et ton passé.

    Mais c’est aussi là, dans le silence du désert que Dieu te rejoint pour parler à ton cœur, le déstructurer peut-être, pour le restructurer selon son cœur à Lui, pour le consoler, le restaurer.

    C’est là, dans le désert, que Dieu va changer ta mentalité d’esclave en mentalité de fille du Roi. C’est là que tu reprendras vie, Sa vie.

    Alors, tu vois, si tu traverses un désert, n’aie pas peur. Ça peut être beau un désert quand Dieu t’y rejoint.

    « C’est pourquoi, je veux la séduire et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur.Là, je lui donnerai ses vignes et je ferai de la vallée d’Acor une porte d’espérance ; là, elle chantera comme à l’époque de sa jeunesse, comme le jour où elle est sortie d’Egypte. » Osée 2.16-17