-
Petits bonheurs : éclairage divin
Comment ça va ton cœur ce matin ?
Un peu lourd le mien ces derniers matins. Un peu comme ce ciel, qui annonce la pluie.
Déjà je me lève avec les deux genoux en feu, le dos plié, le nez bouché… Suivent les avis de grippes chez les uns et chez les autres… et ça change mes beaux plans.
Et puis, il y a les amis : ceux qui s’en vont et ceux qui entrent dans une période de pré-départ. Ceux qui sortent de l’hôpital, ceux qui ont besoin d’en parler, d’être réconfortés. Et les parents âgés qui demandent de plus en plus d’aide et de soutien… et toujours les médias qui n’ont rien de bon à annoncer.
Tu comprends ? Tu comprends un peu pourquoi j’ai un besoin urgent de chercher ce qui réjouit mon âme ?
Parce que certains matins, la reconnaissance c’est dur, dur. Et je dois vraiment m’y forcer.
Mais ce matin, en fouillant mon cœur pour y trouver mes petits bonheurs de la veille, je réalise qu’en fait, Dieu combat pour moi et a préparé des sources de joie pour contrer la tristesse.
Ça me fait un peu le yo-yo émotionnel je dois dire, cette bataille des nouvelles, tantôt tristes, tantôt gaies. Mais peu importe, je vois bien que Dieu me montre un chemin de bonheur et non de malheur, ça c’est sûr. Et je vois bien qu’il ponctue mes journées de petites lumières, un peu comme celles qui ont été installées dans mon jardin et qui s’allument dès que je m’en approche. Un chemin tendrement éclairé de petits bonheurs quotidiens qu’Il me demande de suivre.
En fait, il pourvoit à mon état émotionnel en contrecarrant les effets des mauvaises nouvelles.
Alors, en pensant à tout ce qui a réjoui mon cœur ces derniers jours, et non pas en ressassant les nouvelles maussades, je vois le chemin qu’Il m’a tracé.
« Le SEIGNEUR m’a dit : « Je vais t’enseigner et te montrer la route à suivre. » Psaume 32.8
Oh oui !!!
Je comprends que le chemin à suivre c’est celui de la reconnaissance des moments qui ont réjoui mon cœur. En choisissant ce chemin-là, je me positionne sur un autre chemin que celui morose et instable que le monde veut me proposer.
Je choisis la Vie dans la reconnaissance.
Je choisis la Lumière plutôt que l’obscurité.
Je choisis le Chemin que Lui éclaire.
JE CHOISIS DIEU.
« Oui, je vous préviens aujourd’hui, en prenant le ciel et la terre comme témoins : je mets devant vous la vie et la bénédiction, la mort et la malédiction. Choisissez donc la vie pour que vous viviez, vous et vos enfants. » Deut. 30.19
PS
Ce qui a réjoui mon cœur ?
Un cours de poterie avec ma fille.
Une rencontre avec des femmes étrangères.
Un café partagé avec une amie.
Un témoignage partagé dans mon village.
Une voisine qui demande que je lui parle de Dieu.
Le désir de peindre retrouvé.
… et les lumières dans mon jardin qui fonctionnent à nouveau !
Et toi ? Qu’est-ce qui a réjoui ton cœur ces derniers jours ?
-
Mme Caleb ou l’attente de la terre promise
Tu connais Caleb ?
C’est ce gars qui a visité la terre promise avec 11 autres de ses contemporains, dont Josué, pour en faire un feedback à Moïse.
En réalité, il n’y a que lui et Josué qui en ont fait un retour positif, parce que les autres n’ont vu que les problèmes, les impossibilités, les géants.
Lui, il a vu autre chose. Lui, il fait partie de ces naïfs, comme ils disent, qui ne voient jamais les problèmes. Lui, il a eu assez de foi pour croire que, si Dieu lui a montré ce pays, il va le mettre à sa portée.
Seulement voilà… à cause des 11 autres (morts assez rapidement), il a dû attendre 40 ans avant d’entrer dans cette belle promesse. 40 ans de galère, 40 ans de désert, 40 ans à tourner en rond.
Et puis, Moïse est mort. Josué entre dans son appel : il conduira le peuple dans la terre promise.
Pour Caleb, pas de lumière particulière sur lui. Mais la terre promise est là, devant lui.
Et il se souvient. Il se souvient de ce qu’il a vu : la montagne, les géants, les difficultés. A part Josué, il n’y a plus que lui qui a vu tout ça de ses propres yeux. Il n’y a plus que lui pour savoir à quoi s’attendre. Les autres sont morts et les morts ne témoignent plus.
Alors, il ne demande pas de faveur spéciale au vu de son expérience ou de son âge avancé (il a quand même 85 ans !). Il ne revendique pas une terre facile, ou plus fertile, en récompense de sa fidélité. Non, il réclame juste ce que Dieu lui a montré : la terre des géants, la terre des difficultés… parce que c’est la sienne, et qu’elle lui a été promise.
Et Madame Caleb alors ?
Madame Caleb, c’est toi, c’est moi, mon amie. On n’a peut-être plus l’âge de se battre, mais on a la force que Dieu nous donne.
Tu as erré longtemps dans le désert. Tu as reçu des promesses. Tu as vu ta terre promise… mais rien n’est venu.
Sache que Dieu ne t’a pas oubliée. Dieu n’a pas oublié Sa promesse. Dans le désert, il t’a instruite, conduite, montré le chemin à suivre. Il a formé ta persévérance, fortifié ta foi.
Et il t’a certainement préparée pour ce temps, ce temps particulier dans l’histoire. Ce temps où des terres nouvelles sont à conquérir.
Je ne connais pas ton territoire. Peut-être qu’il est grand. Peut-être qu’il est petit. Dieu le connaît et c’est le tien.
Ton temps est arrivé. Peu importe ton âge, c’est le moment du plan parfait de Dieu pour toi parce que la terre des géants… tu l’a déjà vue… et Dieu a gardé la terre des géants pour la fin.
Tu te sens faible? Tant mieux !!! Tu devras t’appuyer sur Dieu seul, sur ses promesses et sa fidélité !
Alors vas-y, pars à la conquête de ta terre !!!
« Un jour, des gens de la tribu de Juda viennent trouver Josué au Guilgal. Caleb, fils de Yefounné, du clan de Quenaz, lui dit : « À Cadès-Barnéa, tu t’en souviens, le SEIGNEUR a parlé de toi et de moi à Moïse, l’homme de Dieu.
J’avais 40 ans quand Moïse, le serviteur du SEIGNEUR, m’a envoyé de Cadès-Barnéa pour chercher à connaître le pays de Canaan. En revenant, je lui ai raconté fidèlement ce que j’avais vu.
Mes frères qui étaient venus avec moi décourageaient le peuple. Moi, au contraire, je suivais le SEIGNEUR mon Dieu de tout mon cœur.
Ce jour-là, Moïse a fait ce serment : “Je jure que toi et tes enfants, vous recevrez en partage pour toujours la région où tu es allé. En effet, tu as suivi le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur.”
Maintenant, il y a 45 ans que le SEIGNEUR a donné cet ordre à Moïse. C’était le moment où les Israélites traversaient le désert. Depuis ce temps-là, le SEIGNEUR m’a gardé en vie, selon sa promesse. J’ai maintenant 85 ans.
Pourtant, j’ai toujours autant de forces qu’au moment où Moïse m’a envoyé en Canaan. Je suis aussi fort qu’avant, pour faire la guerre ou pour toute autre activité.
Maintenant donc, donne-moi en partage la région montagneuse que le SEIGNEUR m’a promise à ce moment-là. Tu as appris alors que les Anaquites vivent dans de grandes villes protégées par des murs de défense. Si le SEIGNEUR est avec moi, je les prendrai, comme le SEIGNEUR l’a annoncé. » Josué 14.6-12





