• Encouragement

    Ca dépend de moi

    « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » Romains 12.18

    Et voilà, c’est dit. Je dois aspirer à la paix, sauf que, souvent, de garder la paix ça me demande tellement d’effort que j’ai juste envie de la guerre ! J’ai envie de vengeance, j’ai envie d’attaquer, de riposter, j’ai envie de critiquer, de me justifier… parfois de couper l’autre en petits morceaux tellement ça m’énerve !!!

    Mais voilà, ce n’est pas ce que Dieu me demande. Ce n’est pas son commandement et ce n’est pas ce qui réjouit son cœur.

    Mais franchement, ça me demande un effort surhumain de retourner vers celui ou celle qui m’a offensée, de reprendre contact avec celui ou celle qui m’a tellement déçue, de pardonner alors qu’aucune demande de pardon ou même d’excuses ne m’est arrivée… ça dépend de moi…

    Je dois aspirer à la paix avec tous… et pas seulement avec ceux qui me sont sympas. Mais que d’acceptation ça me demande, que d’orgueil refoulé, de blessures à oublier… ça dépend de moi…

    Je dois aspirer à la paix avec mes frères et sœurs… parce que c’est là que c’est souvent le plus difficile et que ça fait le plus mal… ça dépend de moi…

    Je sais bien que la paix va dépendre de moi, de ce que je vais riposter, de ce que je vais faire de l’offense, de comment je décide de continuer cette relation décevante…

    Ça dépend de moi de laisser mon besoin de reconnaissance céder la place au besoin de reconnaissance de l’autre… ne pas garder l’offense.

    Ça dépend de moi et de mon désir de plaire à Dieu. Ça dépend de moi et de mon désir de Lui obéir…

    « Pour autant que ça dépende de toi, Milvia, sois en paix avec tout le monde. » Et zut !!! Seigneur, seule, sans toi, je ne vais pas y arriver. C’est un peu comme grimper l’Everest sans entraînement !!! Mais, avec toi, Seigneur, je veux bien essayer. Et c’est bien parce que je t’ai, toi, que je vais y arriver. Toi, qui nous as donné ce ministère de réconciliation, avec le Père, avec moi, avec les autres. Alors, c’est pour t’honorer et te glorifier que je choisis de… m’oublier !

    Je vais le faire aussi parce que je sais qu’une belle victoire m’attend. Je sais que mes amitiés les plus solides, les plus sincères, les plus productives, mes plus belles réussites, mes « décollées » ont souvent été celles qui sont passées par le feu. Alors, oui, c’est ton Royaume que je vais chercher.

    « Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Luc 12.31

  • Coeur à coeur

    En restauration

    Pour la première fois depuis la création de ce blog, c’est difficile pour moi d’écrire. J’ai un peu le syndrome de la page blanche et les mots sont fuyants. Et comme j’aime écrire du vécu, des choses qui ont du sens… eh bien… je n’écris plus beaucoup.

    Quelqu’un m’a dit un jour que j’écrivais avec mon cœur. Eh ben là, il me semble que je n’arrive plus à le visiter, mon cœur, comme si la porte s’était fermée.

    Est-ce que je ne vis plus rien avec Dieu ? Est-ce que peut-être je ne sais plus Le voir dans chaque petite chose de ma vie ?!? Mon cœur se serait-il endurci ?!?

    Pourtant, je sais que mon Dieu est près de moi. Je connais Sa fidélité, je connais Sa présence, je connais même Sa voix… et Il me parle toujours… mais…

    Mais je crois que mon cœur est juste devenu un peu plus… pudique, un peu plus discret, secret, pour cause de restauration.

    C’est le temps d’une pause, le temps d’une redécouverte. Un temps d’absence de désirs pour les laisser se reconnecter à ceux de Dieu. Un temps d’introspection pour reformuler mes motivations.

    Celui que j’aime, Jésus, a ouvert grand Ses bras devant la porte de mon cœur afin de le garder,  le temps d’un tête à tête, Lui et moi.

    « O Dieu, regarde jusqu’au fond de mon cœur, et sache tout de moi. Mets-moi à l’épreuve, reconnais mes préoccupations profondes. » Psaume 139.23

    PS. Au fait, juste le fait de te parler de mon cœur… il me semble que c’est reparti non ?!?