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En mode exploratrice
Chères amies,
Je suis partie en mode « exploratrice » dans une nouvelle approche de la peinture. Pour moi qui suis une « créative-studieuse », c’est le résultat de tout un processus de lâcher-prise dans ma tête et dans ma main. C’est carrément une nouvelle façon de penser la peinture…
Je ne sais pas où je vais, mais je mets de l’eau sur mon papier en faisant danser mon pinceau. J’y dépose de la couleur, je la laisse fuser… et j’attends de voir ce qui se passe…
En fait, je trouve ça hyper-reposant parce que je ne suis plus dans le vouloir faire absolument un modèle ou un sujet précis… mais je me laisse guider en m’adaptant à ce qui va en ressortir. Ce n’est plus moi qui dicte le modèle, c’est la couleur qui m’inspire le sujet. Et je m’éclate !
Et si je l’appliquais à ma vie aussi ?!?
Parce qu’il y a parfois tant de bonne volonté, à vouloir « faire » dans nos vies. On est souvent motivé par le désir de bien faire pour plaire à Dieu. Des « faire » légitimes, de bonne foi, selon ce qu’on nous a appris, souvent trop bien faits… et parfois stressants.
Mais est-ce que mes « faire » dictés par mes désirs, mes urgences et le formatage des traditions, relèvent de la foi ? Est-ce que c’est la volonté de Dieu que j’en fasse encore et toujours plus… même pour Lui ?
Est-ce que je ne ferais pas mieux de temps en temps de me mettre en mode exploratrice ? Déposer mes couleurs, mes dons, mon temps, mes désirs… et Lui laisser le pinceau ?
Laisser faire et entrer dans un temps de repos avec une foi pleine et assurée. Laisser mes désirs rencontrer Ses désirs pour qu’ils soient fécondés et qu’ils explosent en mille couleurs !
Finalement, Il est l’Artiste, et moi Son œuvre.
N’est-ce pas un peu ce que Dieu attend de moi… juste un peu de foi pour Le laisser faire ?
« Car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, comme il a dit : « Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos », bien que les œuvres aient été faites dès la fondation du monde. » Hébreux 4.3
« Approchons-nous donc avec confiance du Dieu puissant qui nous aime. Près de lui, nous recevrons le pardon, nous trouverons son amour, et ainsi, il nous aidera au bon moment. » Hébreux 4.16
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Bleu indigo
J’ai besoin de bleu, de ce bleu presque noir, le bleu indigo. Dans ma palette de peintre, il est mon indispensable. Celui dont je peux difficilement me passer. Sauf que… il a un grand défaut à mes yeux, mis à part le fait qu’il tache tout ce qu’il touche, c’est qu’il a tendance à se mettre sous pression.
Eh oui… il doit être susceptible ou peut-être rancunier le bleu indigo ! C’est comme s’il gardait tous ses ressentis, toutes ses émotions négatives, ses frustrations, ses « ratés » et qu’au moment où je dévisse son petit bouchon… eh ben, tout ressort d’un coup ! Plutôt que d’avoir une petite touche de bleu indigo sur ma palette, j’en ai bien plus que ce que je voudrais… et surtout là où je ne voudrais pas.
Il déborde, comme des émotions trop retenues à force de blessures cachées, de pardons non donnés ou non reçus, de passés non visités.
Il déborde comme un cœur, qui ne se laisse pas conduire, consoler, rafraîchir par la main de l’Artiste.
Il m’arrive de devoir le laisser de côté mon bleu, le temps qu’il déverse son trop plein.
Nos cœurs aussi ont parfois besoin d’être mis de côté, à part, emmenés au désert, tout seuls.
Le désert c’est juste un temps de tête à tête ton cœur et toi d’abord. Toi et tes blessures. Toi et ton passé.
Mais c’est aussi là, dans le silence du désert que Dieu te rejoint pour parler à ton cœur, le déstructurer peut-être, pour le restructurer selon son cœur à Lui, pour le consoler, le restaurer.
C’est là, dans le désert, que Dieu va changer ta mentalité d’esclave en mentalité de fille du Roi. C’est là que tu reprendras vie, Sa vie.
Alors, tu vois, si tu traverses un désert, n’aie pas peur. Ça peut être beau un désert quand Dieu t’y rejoint.
« C’est pourquoi, je veux la séduire et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur.Là, je lui donnerai ses vignes et je ferai de la vallée d’Acor une porte d’espérance ; là, elle chantera comme à l’époque de sa jeunesse, comme le jour où elle est sortie d’Egypte. » Osée 2.16-17





